L’an deux mille vingt-six, le quatorze à dix-neuf heures, les membres du conseil communautaire se sont réunis à la salle des fêtes d’Issac, sur la convocation qui leur a été adressée par la Présidente de la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord, conformément à l’article L5211-11 du code général des collectivités territoriales applicable en la matière.
Nombre de présents : 39
Nombre de votants : 44
Date de la convocation : 16 avril 2026
Présents : M. Jean Luc GROSS, Mme Flore BOYER, M. José RUIZ, M. Henri RUHER, M. Sébastien CHINOUILH, M. Vincent GINTRAT, M. Bruno LESFARGUES, M. Alain OLLIVIER, Mme Nathalie ANTOINE, M. Sébastien ARNAUD, Mme Marie Dominique CLARK, M. Jean Pierre DELAGE, M. Eric DEVISE, Mme Monique GAUFFRE, Mme Bénédicte BOISVERT-FOURNAUD, M. François LOTTERIE, M. Jean Michel CANOT, M. Gilles CAVANTOU, M. Gilles DENESLE, Mme Sylvie DESAGA, Mme Florence DUGAIN, Mme Marie Laure GRAPIN, M. Dominique DEGEIX, M. Pierre André CROUZILLE, M. Alain LACOMBE, M. Jérôme REBEYROL, Mme Marie Rose VEYSSIERE, M. Michel DONNETTE, Mme Corinne LARENAUDIE, M. Quentin SECHER, Mme Véronique HENNEUSE, M. François RITLEWSKI, Mme Aude CHARMARTY, M. Alexandre BRETEL, Mme Ludivine MELLERIN, Mme Mireille VERGNAUD, M. Serge DURANT, M. Jean Luc ALARY, M. Serge FOURLOUBEY.
Absents ayant donné procuration : M. Jean François MALARD à M. BRETEL, M. Franck PINON à M. ALARY,
Absents : M. Jean Marie GELLÉ, Mme Sandrine ROUSSET, Mme Stéphanie RAOULT,
A été nommée Secrétaire de séance :
Mme Marie Laure GRAPIN
Monsieur le Président propose aux élus l’adoption du procès-verbal du conseil communautaire du 14 avril 2026.
Les élus approuvent à l’unanimité. Il propose de rajouter à l’ordre du jour une délibération pour la modification des indemnités des élus. Les élus y sont favorables.
Monsieur le Président rappelle l’ordre du jour :
Election des délégués au SMBI (6 titulaires et 6 suppléants)
Election des délégués au SMD3 (2 titulaires et 2 suppléants)
Election des délégués au DFCI (1 titulaire et 1 suppléant)
Election des délégués au SMOLS (1 titulaire et 1 suppléant)
Election des délégués au Pays de l’Isle (8 titulaires et 8 suppléants)
Election de 2 délégués titulaires et 2 suppléants pour l’ACP (Pays de l’Isle)
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le LEADER (Pays de l’Isle)
Election de 2 délégués titulaires pour le PAT (Pays de l’Isle)
Election de 2 délégués titulaires pour l’habitat (Pays de l’Isle)
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le SCoT (Pays de l’Isle)
Election de 2 délégués titulaires pour les Mobilités Actives (Pays de l’Isle)
Election de 2 délégués titulaires et 2 suppléants pour le Contrat de Développement et de Transition (REGION + Pays de l’Isle)
Election de 1 suppléant pour le CRTE (Pays de l’Isle)
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le Contrat Opérationnel de la Mobilité (REGION + Pays de l’Isle)
Questions diverses
Indemnités de fonction du président, des vice-présidents
Monsieur le Président s’excuse de ne pas avoir consulté ses futurs vice-présidents ni d’avoir étudié le coût qu’allaient représenter les indemnités qu’il a proposées lors du conseil communautaire précédent.
Lors du bureau qui s’est tenu le 21 avril dernier, les membres ont convenu d’une augmentation du budget de 25 000 €. Avec la présence de 9 vice-présidents et dont la plupart issus des plus grandes communes du territoire, l’enveloppe augmente mécaniquement du fait du passage du plafond URSSAF pour ceux-ci. En conséquence Monsieur le Président propose de conserver les indemnités qui étaient allouées lors du précédent mandat.
Le conseil communautaire
DÉCIDE
1° Des indemnités suivantes à compter du 1er mai 2026 :
Taux par rapport à l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique
Montant brut mensuel (à la date de cette délibération)
Président
26%
1 068.74 €
Vice-Président
12%
493.26 €
2° De prélever les dépenses d’indemnités de fonction sur les crédits inscrits et à inscrire aux budgets de la communauté pour les exercices du mandat.
Les élus communautaires approuvent à l’unanimité.
Election des délégués au syndicat DFCI Syndicat Mixte Ouvert de Défense des Forêts Contre les Incendies du département de la Dordogne (SMO DFCI 24)
Monsieur Michel CAMPAGNAUD se présente au conseil en tant que Président de ce syndicat depuis les fusions des 6 anciens syndicats de forêts. Il expose les 3 compétences : l’aménagement de pistes subventionné par l’Europe et la Région à 80% (1.2 million d’investissement annuel), la surveillance des massifs (bientôt 9 véhicules tout terrain sillonneront les forêts financés à 100%), et la sensibilisation des populations au risque incendie. Il détaille la gouvernance du syndicat, rajoute qu’il y a 2 salariés (et 3 en renfort de la Région lors des surveillances). Il invite les délégués communautaires à le réélire pour poursuivre sa mission, il participera à notre conseil à travers la commission qui traite de la forêt mais aussi du développement économique.
Monsieur le Président propose d’élire le délégué titulaire et le délégué suppléant qui siègera au syndicat DFCI 24. Monsieur Michel CAMPAGNAUD est élu à l’unanimité, délégué titulaire. Madame Flore BOYER est élue à l’unanimité, déléguée suppléante.
Délégués du Syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne (SMD3) : élection
Le conseil communautaire élit les délégués suivants pour le syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne (SMD3) à l’unanimité :
Titulaire
Titulaire
Suppléant
Suppléant
M DONNETTE
P A CROUZILLE
F RITLEWSKI
JL GROSS
Election des délégués au Syndicat Mixte Ouvert de Logement Social de la Dordogne
Le conseil communautaire procède à l’élection des délégués.
Monsieur Alexandre BRETEL est élu à l’unanimité, délégué titulaire. Monsieur Gilles DENESLE est élu à l’unanimité, délégué suppléant.
Election des représentants de la CCICP au syndicat Périgord Numérique
Monsieur le Président propose au Conseil Communautaire d’élire les représentants au syndicat Périgord Numérique.
Les membres sont élus à l’unanimité Bénédicte BOISVERT FOURNAUD, titulaire et Corinne LARENAUDIE, suppléante.
Délégués du Syndicat Mixte du Bassin de l’Isle : élection
Il y a plus de candidats que de postes à pourvoir, les délégués communautaires procèdent alors à l’élection grâce à une feuille comportant 6 cases pour les titulaires et 6 cases pour les suppléants.
Le conseil communautaire élit à bulletin secret les délégués pour le syndicat du bassin de l’Isle.
Les candidats sont :
CANDIDATS SMBI
Nb voix
CASTAING Fernand
Titulaire
19
CAVANTOU Gilles
Titulaire
17
CHARMARTY Aude
Titulaire
34
CHINOUILH Laurette
Suppléant
23
DENESLE Gilles
Titulaire
17
FARGEOT Serge
Titulaire
9
FEDOU Nicolas
Suppléant
29
LAPORTE Sylvie
Suppléant
17
LARENAUDIE Corinne
Suppléant
31
LESFARGUES Bruno
Titulaire
18
MALARD J François
Titulaire
26
MARTIN Pierre
Suppléant
16
MASSIAS J Luc
Titulaire
36
MICHAUD Catherine
Suppléant
33
MONSET J François
Suppléant
30
PICHON Sébastien
Titulaire
29
PINON Franck
Titulaire
15
VANHOLDERBEKE Michel
Suppléant
18
Au vu du nombre de voix obtenu, les délégués titulaires élus sont : CASTAING Fernand, CHARMARTY Aude, LESFARGUES Bruno, MALARD Jean François, MASSIAS Jean Luc, PICHON Sébastien et les suppléants sont : CHINOUILH Laurette, FEDOU Nicolas, LARENAUDIE Corinne, MICHAUD Catherine, MONSET Jean François, VANHOLDERBEKE Michel.
Election des délégués du Pays de l’Isle en Périgord
Il y a plus de candidats que de postes à pourvoir, les délégués communautaires procèdent alors à l’élection grâce à une feuille comportant 8 cases pour les titulaires.
Les membres suppléants sont élus à l’unanimité.
Le conseil communautaire élit à bulletin secret les délégués titulaires pour le Pays de l’Isle.
Les candidats sont :
Candidats Pays de l’Isle
Nb voix
BOYER Flore
Titulaire
30
BRETEL Alexandre
Titulaire
29
CROUZILLE Pierre André
Titulaire
40
GAUFFRE Monique
Titulaire
19
GROSS J Luc
Titulaire
31
OLLIVIER Alain
Titulaire
37
VEYSSIERE M Rose
Titulaire
34
DENESLE Gilles
Titulaire
20
DURANT Serge
Titulaire
30
LESFARGUES Bruno
Titulaire
16
PINON Franck
Titulaire
13
VERGNAUD Mireille
Titulaire
17
Au vu du nombre de voix obtenu, les délégués titulaires élus sont : Flore BOYER, Alexandre BRETEL, CROUZILLE Pierre André, GROSS Jean Luc, OLLIVIER Alain, VEYSSIERE Marie Rose, DENESLE Gilles, DURANT Serge.
Les membres suppléants sont élus à l’unanimité.
ALARY J Luc
Suppléant
ANTOINE Nathalie
Suppléant
CLARK M Dominique
Suppléant
DEVISE Eric
Suppléant
DONNETTE Michel
Suppléant
FOURLOUBEY Serge
Suppléant
LACOMBE Alain
Suppléant
LARENAUDIE Corinne
Suppléant
Le conseil communautaire élit également les membres des différentes commissions / groupes de travail du Pays de l’Isle ainsi :
Les membres suivants sont élus à l’unanimité :
Election de 2 délégués titulaires et 2 suppléants pour l’ACP (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : ACP
Titulaire
Titulaire
Suppléant
Suppléant
F BOYER
M GAUFFRE
B LESFARGUES
E DEVISE
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le LEADER (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : LEADER
A OLLIVIER
Titulaire
P A CROUZILLE
Suppléant
Election de 2 délégués titulaires pour le PAT (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : PAT
Titulaire
Titulaire
F BOYER
M GAUFFRE
Election de 2 délégués titulaires pour l’habitat (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : Habitat
Titulaire
Titulaire
A BRETEL
G DENESLE
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le SCoT (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : SCoT
Titulaire
Titulaire
MR VEYSSIERE
F DUGAIN
Election de 2 délégués titulaires et 2 suppléants pour le Contrat de Développement et de Transition (REGION + Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : Contrat de développement et de Transition (REGION)
Titulaire
Titulaire
Suppléant
Suppléant
P A CROUZILLE
G DENESLE
MR VEYSSIERE
F DUGAIN
Election de 1 suppléant pour le CRTE (Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : CRTE
Titulaire
Suppléant
P A CROUZILLE
M GAUFFRE
Election de 1 délégué titulaire et 1 suppléant pour le Contrat Opérationnel de la Mobilité (REGION + Pays de l’Isle)
Pays de l’Isle : COM (REGION)
Titulaire
Suppléant
JL GROSS
A LACOMBE
Election de 2 délégués titulaires pour les Mobilités Actives (Pays de l’Isle)
Il y a plus de candidats que de postes à pourvoir, les délégués communautaires procèdent alors à l’élection grâce à une feuille comportant 2 cases pour les titulaires.
Pays de l’Isle : Mobilités Actives
Candidats pour Titulaire
Nb voix
JL GROSS
33
F PINON
27
A LACOMBE
21
Au vu du nombre de voix obtenu, les délégués titulaires élus sont : Jean Luc GROSS et Franck PINON.
Questions diverses
M. MASSIAS annonce qu’il sera candidat au poste de Président du SIAEP et compte sur le soutien des élus du territoire.
Monsieur le Président annonce que M. DESAGA sera candidat à la Présidence du SIVOS et M. GUILLOT à la Présidence du SICTEU, il invite les délégués communautaires à soutenir les candidatures du Mussidanais.
La séance est levée à 21h30.
Mussidan, le 28 avril 2026
La secrétaire de séance Le Président
Marie Laure GRAPIN Pierre André CROUZILLE
Mise en ligne sur le site de la CCICP le 29 avril 2026
Vivre-ensemble – Fri For Mobberi est un programme adapté de la méthode d’éducation danoise Fri For Mobberi (signifiant « libéré du harcèlement » en danois) qui vise à réduire le harcèlement chez les enfants de 0 à 9 ans.
Cette méthode permet d’intervenir plus tôt que nous le faisons aujourd’hui dans le schéma du harcèlement. Plutôt que de le faire à l’identification de l’harceleur et au choix de sa sanction, il s’agit de le faire lorsque les dynamiques de groupes se créent et que des valeurs y sont instaurées.
Elle invite à repenser notre conception du harcèlement en France, qui se limite souvent à un enfant « méchant » qui harcèle un enfant « victime ».
Comment ça marche ?
Fri For Mobberi renforce les compétences psychosociales (CPS) des enfants.
Les compétences psychosociales sont des aptitudes essentielles pour mieux vivre avec soi-même et avec les autres. Elles sont divisées en trois catégories (cognitives, émotionnelles et relationnelles) et permettent par exemple aux enfants :
D’avoir une meilleure connaissance de soi, de ses émotions et de celles des autres,
De mieux les gérer,
De développer une meilleure empathie,
De développer sa capacité de maitrise de soi
D’avoir confiance en soi
De développer des relations constructives
De résoudre mieux des difficultés
De développer une meilleure communication, etc…
Plus un enfant possède des compétences psychosociales développées, moins il sera enclin à des comportements violents, et moins il sera exposé, à l’âge adulte, à des problèmes de santé mentale, d’addiction, de violence ou d’instabilité.
La méthode agit donc sur les dynamiques de groupes, et sur ces compétences psychosociales. L’objectif est de prévenir durablement le harcèlement scolaire, réduire les comportements agressifs, tout en favorisant le bien-être psychologique et l’épanouissement.
Elle s’appuie sur 4 piliers fondamentaux :
La tolérance,
Le respect,
La bienveillance,
Le courage.
Grâce à qui ?
A l’origine, la méthode est née de la collaboration entre l’ONG Save the Children et la fondation Mary Foundation, fondée par la Reine Mary du Danemark.
Un projet solide, qui a fait ses preuves pendant plus de 20 ans au Danemark avec des résultats concrets très encourageants :
Meilleure autonomie,
Hausse de l’empathie,
Meilleure régulation des émotions,
Et surtout, une baisse conséquente du harcèlement à l’échelle nationale danoise
Aujourd’hui, le programme est porté en France par la Ligue de l’enseignement et l’Éducation nationale, avec le soutien de l’Université Paris XIII, la Direction Générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et les Cités éducatives.
En France, le programme prend de l’ampleur. En 2026, ce sont :
696
établissements formés,
+6 000
professionnels accompagnés,
+120 000
enfants impactés
Mais surtout, il prend place dans tous les moments de vie de l’enfant :
Les crèches,
Les classes d’écoles maternelles/primaires,
Les garderies,
Les cantines,
Les centres de loisirs, etc…
L’idée est simple : la méthode n’est pas figée, elle s’adapte à chaque structure, grâce à des outils autonomes pensés pour les réalités de terrain des différents professionnels de l’enfance et de l’éducation qui peuvent bénéficier du programme et participer activement à son expansion.
Et les parents ?
Ils ont bien sûr eux aussi leur place dans le programme !
Le programme prévoit des outils pour la maison, afin de prolonger la démarche au quotidien s’ils le souhaitent, et ainsi assurer un suivi de cette méthode pour un impact encore plus important.
En renforçant le lien entre les structures éducatives et les parents, nous permettons une cohérence dans les messages transmis aux enfants.
C’est cette continuité entre les différents environnements de vie qui est essentielle pour ancrer durablement les valeurs fondatrices de Vivre-ensemble – Fri For Mobberi.
Et nous dans tout ça ?
La Communauté de Communes Isle et Crempse en Périgord intervient dans le cadre de l’expérimentation de ce programme en France.
Il est structuré en 3 catégories (0-3 ans, 3-6 ans et 6-9 ans). En janvier 2026, nous avons organisé 3 formations 3-6 ans ouvertes à tous les professionnels, dans les communes d’Issac, Mussidan, et Montagnac la Crempse.
Résultats : bien que basées uniquement sur du volontariat, les formations ont été un succès avec plus d’une trentaine de participations, animées par Sarah Siari, chargée de mission Education – Jeunesse de la Ligue de l’Enseignement 24.
La suite est déjà lancée :
Une formation 0-3 ans en mai 2026 pour former en interne les 3 crèches de la Communauté de communes.
Les formations des 6-9 ans, elles, sont à venir courant janvier 2027.
On forme, mais après ?
Former, oui, mais faire durer la méthode dans le temps, c’est tout l’enjeu.
Fanny Teillet, étudiante en design d’innovation et stagiaire au sein de la Communauté de communes, intervient sur ce projet en travaillant activement à la conception d’outils concrets qui permettent de faire vivre la méthode pour en faire bénéficier un maximum d’enfant sur le long terme.
Elle intervient en :
Enquêtant et diagnostiquant sur les freins et besoins des professionnels sur le terrain
Créant des formats et temps d’échanges entre professionnels pour faire émerger les idées, les expériences, les doutes et partager un maximum entre formés
Concevant des passerelles entre les différents temps de vie des enfants (école, cantine, maison, centre de loisirs…)
Assurant une continuité éducative (notamment après le passage au collège)
Permettant un suivi de l’évolution de la méthode et des enfants bénéficiaires au fil des années
Facilitant l’appropriation de la méthode à l’ensemble de ses acteurs.
L’objectif final ?
Créer un véritable réseau engagé et pérenne, où les professionnels et les familles pourraient communiquer, échanger, et s’entraider.
Notre objectif est clair : contribuer à notre échelle à ce que chaque enfant puisse grandir dans un cadre sécurisant, inclusif, et propice à son épanouissement.
Parce que comme le dit un dicton danois :
« Il n’y a pas de mauvais enfants, il n’y a que des mauvais schémas de pensées » !
Pierre André CROUZILLE a été élu Président de la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord lors du conseil communautaire du 14 avril 2026. 9 vice-Présidents ont également été élus :
Alain OLLIVIER
Finances, services publics
François LOTTERIE
Petite enfance, jeunesse et seniors
Marie Rose VEYSSIERE
Urbanisme et Développement durable
Alexandre BRETEL
Logements et aires d’accueil des gens du voyage
Jean Luc ALARY
Bâtiments scolaires
Michel DONNETTE
Tourisme, Culture et Communication
Flore BOYER
Économie, agriculture, forêt, rivières
Jean Luc GROSS
Voirie et sa mutualisation, mobilité, accessibilité
L’an deux mille vingt-six, le quatorze à dix-neuf heures, les membres du conseil communautaire se sont réunis à la salle des fêtes d’Issac, sur la convocation qui leur a été adressée par la Présidente de la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord, conformément aux articles L.2121-10, L.2122-15, L.5211-2 du code général des collectivités territoriales applicables en la matière.
Nombre de présents : 43
Nombre de votants : 44
Date de la convocation : 2 avril 2026
Présents : M. Jean Luc GROSS, Mme Flore BOYER, M. José RUIZ, M. Henri RUHER, M. Jean Marie GELLÉ, M. Sébastien CHINOUILH, M. Vincent GINTRAT, M. Bruno LESFARGUES, M. Alain OLLIVIER, Mme Nathalie ANTOINE, M. Sébastien ARNAUD, Mme Marie Dominique CLARK, M. Jean Pierre DELAGE, M. Eric DEVISE, Mme Monique GAUFFRE, Mme Bénédicte BOISVERT-FOURNAUD, M. François LOTTERIE, M. Jean Michel CANOT, M. Gilles CAVANTOU, M. Gilles DENESLE, Mme Sylvie DESAGA, Mme Florence DUGAIN, Mme Marie Laure GRAPIN, Mme Sandrine ROUSSET, M. Dominique DEGEIX, M. Pierre André CROUZILLE, M. Alain LACOMBE, Mme Stéphanie RAOULT, M. Franck PINON, M. Jérôme REBEYROL, Mme Marie Rose VEYSSIERE, M. Michel DONNETTE, M. Quentin SECHER, Mme Véronique HENNEUSE, M. François RITLEWSKI, Mme Aude CHARMARTY, M. Alexandre BRETEL, M. Jean François MALARD, Mme Ludivine MELLERIN, Mme Mireille VERGNAUD, M. Serge DURANT, M. Jean Luc ALARY, M. Serge FOURLOUBEY.
Absents (présence du suppléant) : M. Jean Luc MASSIAS,
Absente ayant donné procuration : Mme Corinne LARENAUDIE à M. DONNETTE
A été nommé Secrétaire de séance :
M. Alexandre BRETEL
Election du Président
Conformément aux dispositions de l’article L.5211-9 du Code Général des Collectivités Territoriales, la séance est ouverte et présidée par le plus âgé des membres du Conseil Communautaire en vue de procéder à l’élection du Président, M. Serge DURANT.
Le scrutateur et secrétaire de séance est le benjamin, M. Alexandre BRETEL.
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, et notamment les articles L. 2122-4 et L. 2122-7, rendus applicables aux EPCI par renvoi des articles L. 5211-2 et L.5211-10 ;
Considérant que le Président est élu au scrutin secret et à la majorité absolue ;
Considérant que si, après deux tours de scrutin, aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un 3ème tour de scrutin et l’élection a lieu à la majorité relative.
En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu ;
M. Pierre André CROUZILLE est candidat.
Il présente son programme.
Les opérations de vote étant achevées, il est procédé au dépouillement des bulletins et il est proclamé les résultats ci-après :
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 12
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 32
Majorité absolue : 17
A obtenu :
M. Pierre André CROUZILLE 32 voix (trente-deux voix)
M. Pierre André CROUZILLE ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé Président et a été immédiatement installé.
Dès que son élection est acquise, le Président prend immédiatement ses fonctions et, à ce titre, la présidence de la séance.
Détermination du nombre de vice-présidents
Considérant que le nombre de vice-présidents est déterminé par l’organe délibérant, sans que ce nombre puisse être supérieur à 20 % de l’effectif total de l’organe délibérant ni qu’il puisse excéder quinze vice-présidents (soit 9) ;
Considérant que l’organe délibérant peut, à la majorité des deux tiers, fixer un nombre de vice-présidents supérieur à celui qui résulte de l’application des deuxième et troisième alinéas, sans pouvoir dépasser 30 % de son propre effectif et le nombre de quinze (soit 14).
Le conseil, décide de fixer le nombre de vice-présidents à 9 :
Vice-président chargé des finances et des services publics
Vice-Président chargé de la petite enfance, de la jeunesse et des seniors
Vice-Président chargé de l’urbanisme et du développement durable
Vice-Président chargé des logements et des aires d’accueil des gens du voyage
Vice-Président chargé des bâtiments scolaires
Vice-Président chargé du tourisme, de la culture et de la communication
Vice-Président chargé de l’économie, de l’agriculture, de la forêt, des rivières
Vice-Président chargé de la voirie et sa mutualisation, de la mobilité et de l’accessibilité
Vice-Président chargé de l’assainissement et des ordures ménagères,
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Composition du bureau
Le Président propose que le bureau soit composé des vice-présidents.
Le bureau n’a aucun pouvoir décisionnel, ni aucune délégation.
Il se réunira à la demande des responsables de commissions qui présenteront leurs projets et assisteront aux débats. Selon les projets, les délégués communautaires de la commune concernée pourront également siéger. Les élus adoptent la composition du bureau.
Il se réunira régulièrement pour construire et préparer les projets présentés aux commissions.
Le Président rappelle que l’élection des vice-présidents intervient par scrutins successifs, individuels et secrets dans les mêmes conditions que pour celle du Président. Les vice-présidents prennent rang dans l’ordre de leur nomination et il convient par conséquent de commencer par l’élection du Premier vice-président.
Il précise que si, après deux tours de scrutin, aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un 3ème tour de scrutin et l’élection a lieu à la majorité relative.
En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu.
Les élections se déroulent à bulletin secret.
Election du Premier vice-président chargé des finances et des services publics
Monsieur Alain OLLIVIER est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé des finances et des services publics.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 2
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 42
Majorité absolue : 22
A obtenu :
M. Alain OLLIVIER 42 voix (quarante-deux voix)
M. Alain OLLIVIER ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé Premier vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé de la petite enfance, la jeunesse et des seniors
Monsieur François LOTTERIE est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé de la petite enfance, la jeunesse et des seniors.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante=7 et 1 nul) : 8
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 36
Majorité absolue : 19
A obtenu :
Monsieur François LOTTERIE 36 voix (trente-six voix)
Monsieur François LOTTERIE ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé de l’urbanisme et du développement durable
Madame Marie Rose VEYSSIERE est la seule candidate qui se présente au poste de vice-président en charge de l’urbanisme et du développement durable.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 3
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 41
Majorité absolue : 21
A obtenu :
Madame Marie Rose VEYSSIERE 41 voix (quarante et une voix)
Madame Marie Rose VEYSSIERE ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamée vice-présidente et a été immédiatement installée.
Election du vice-président chargé des logements et des aires d’accueil des gens du voyage
Monsieur Alexandre BRETEL est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé des logements et des aires d’accueil des gens du voyage.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 6
Monsieur Alexandre BRETEL ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé des bâtiments scolaires
Monsieur Jean Luc ALARY est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé des bâtiments scolaires.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante=6 et 1 nul) : 7
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 37
Majorité absolue : 19
A obtenu :
Monsieur Jean Luc ALARY 32 voix (trente-deux voix)
Monsieur Jean Luc ALARY ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé du tourisme, de la culture et de la communication
Monsieur Michel DONNETTE est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé du tourisme, de la culture et de la communication.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante=13 et 1 nul) : 14
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 30
Majorité absolue : 16
A obtenu :
Monsieur Michel DONNETTE 30 voix (trente voix)
Monsieur Michel DONNETTE ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé de l’économie, de l’agriculture, de la forêt et des rivières
Madame Flore BOYER est la seule candidate qui se présente au poste de vice-président chargé de l’économie, de l’agriculture, de la forêt et des rivières.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 4
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 40
Majorité absolue : 21
A obtenu :
Madame Flore BOYER 40 voix (quarante voix)
Madame Flore BOYER ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamée vice-présidente et a été immédiatement installée.
Election du vice-président chargé de la voirie et sa mutualisation, de la mobilité et de l’accessibilité
Monsieur Jean Luc GROSS est le seul candidat qui se présente au poste de vice-président chargé de la voirie et sa mutualisation, de la mobilité et de l’accessibilité.
Premier tour de scrutin
Nombre de bulletins : 44
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 14
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 30
Majorité absolue : 16
A obtenu :
Monsieur Jean Luc GROSS 30 voix (trente voix)
Monsieur Jean Luc GROSS ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Election du vice-président chargé de l’assainissement et des ordures ménagères
Monsieur François RITLEWSKI est le seul candidat au poste de vice-président chargé de l’assainissement et des ordures ménagères.
À déduire (bulletins blancs ou ne contenant pas une désignation suffisante) : 5
Reste, pour le nombre de suffrages exprimés : 39
Majorité absolue : 20
A obtenu :
Monsieur François RITLEWSKI 39 voix (trente-neuf voix)
Monsieur François RITLEWSKI ayant obtenu la majorité absolue, a été proclamé vice-président et a été immédiatement installé.
Lecture et remise de la charte de l’élu local par le président
L’article L. 5211-6 du CGCT prévoit que « lors de la première réunion de l’organe délibérant, immédiatement après l’élection du président, des vice-présidents et des autres membres du bureau, le président donne lecture de la charte de l’élu local mentionnée à l’article L. 1111-12. Le président remet aux conseillers communautaires une copie de la charte de l’élu local et des dispositions de la sous-section 1 de la section II du chapitre IV du présent titre dans les communautés de communes, de la section III du chapitre VI du présent titre dans les communautés d’agglomération, de la sous-section 4 de la section II du chapitre V du présent titre dans les communautés urbaines et les métropoles, ainsi que des articles auxquels il est fait référence dans ces dispositions ».
Charte de l’élu local (articles L. 1111-13 et L. 1111-14 du code général des collectivités territoriales) :
Dans l’exercice de son mandat, l’élu local s’engage à respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ainsi que les lois et les symboles de la République.
L’élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité. Dans ce cadre, il poursuit le seul intérêt général, à l’exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier.
L’élu local veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts réprimé par la loi. Lorsque ses intérêts personnels sont en cause dans les affaires soumises à l’organe délibérant dont il est membre, l’élu local s’engage à les faire connaître avant le débat et le vote.
L’élu local s’engage à ne pas utiliser à d’autres fins les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l’exercice de son mandat ou de ses fonctions.
Dans l’exercice de ses fonctions, l’élu local s’abstient de prendre des mesures lui accordant un avantage personnel ou professionnel.
L’élu local participe avec assiduité aux réunions de l’organe délibérant et des instances dans lesquelles il a été désigné.
Issu du suffrage universel, l’élu local est et reste responsable de ses actes pour la durée de son mandat devant l’ensemble des citoyens de la collectivité territoriale, à qui il rend compte des actes et des décisions pris dans le cadre de ses fonctions.
L’élu local déclare, dans un registre tenu par la collectivité territoriale, les dons, avantages et invitations d’une valeur qu’il estime supérieure à 150 euros dont il a bénéficié en raison de son mandat.
Ne sont pas soumis à cette obligation déclarative les cadeaux d’usage et les déplacements effectués à l’invitation des autorités publiques françaises ou dans le cadre d’un autre mandat électif.
Les élus locaux peuvent bénéficier du versement d’une indemnité pour l’exercice effectif de leurs fonctions électives et de la prise en charge des frais exposés dans ce cadre, dans les conditions prévues par la loi.
Les élus locaux sont affiliés, pour l’exercice de leur mandat, au régime général de la sécurité sociale dans les conditions définies à l’article L. 382-31 du code de la sécurité sociale et à des régimes spéciaux définis par le présent code.
Les élus locaux bénéficient, à l’occasion de leurs fonctions, d’une protection organisée par la collectivité territoriale, conformément aux règles fixées par le code pénal, les lois spéciales et le présent code.
Le droit à la formation est reconnu aux élus locaux. Il s’exerce dans les conditions fixées par le présent code.
Toute personne titulaire d’un mandat local bénéficie, dans des conditions prévues par la loi, de garanties accordées dans l’exercice du mandat et à son issue et permettant notamment de concilier celui-ci avec une activité professionnelle ou la poursuite d’études supérieures.
Tout élu local peut consulter un référent déontologue chargé de lui apporter tout conseil utile au respect des principes mentionnés [précédemment].
Article L. 5214-8 du code général des collectivités territoriales
Les articles L. 2123-1 à L. 2123-3, L. 2123-5, L. 2123-7 à L. 2123-16, L. 2123-18-2, L. 2123-18-4, L. 2123-24-1, L. 2123-34 et L. 2123-35 sont applicables aux membres du conseil de la communauté de communes.
Pour l’application de l’article L. 2123-11-2, le montant mensuel de l’allocation est au plus égal à 80 % ou, à compter du septième mois suivant le début du versement de l’allocation, à 40 % de la différence entre le montant de l’indemnité brute mensuelle que l’intéressé percevait pour l’exercice de ses fonctions, dans la limite des taux maximaux prévus par l’article L. 5211-12, et l’ensemble des ressources qu’il perçoit à l’issue du mandat.
Cette allocation n’est pas cumulable avec celle versée aux élus municipaux en application de l’article L. 2123-11-2 ni avec celles versées en application des articles L. 3123-9-2 et L. 4135-9-2.
Article L. 2123-1 du code général des collectivités territoriales
I.- L’employeur est tenu de laisser à tout salarié de son entreprise membre d’un conseil communautaire le temps nécessaire pour se rendre et participer :
1° Aux séances plénières de ce conseil ;
2° Aux réunions de commissions dont il est membre et instituées par une délibération du conseil communautaire ;
3° Aux réunions des assemblées délibérantes et des bureaux des organismes où il a été désigné pour représenter la communauté ;
3° bis Aux réunions organisées par les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont la commune est membre, par le département ou par la région, lorsqu’il a été désigné pour y représenter la communauté ;
4° Aux réunions des assemblées, des bureaux et des commissions spécialisées des organismes nationaux où il a été désigné ou élu pour représenter des collectivités territoriales ou des établissements publics en relevant ;
5° Aux fêtes légales mentionnées aux 4°, 7° et 10° de l’article L. 3133-1 du code du travail et aux commémorations, fêtes et journées nationales instituées par décret ;
6° Aux missions accomplies dans le cadre d’un mandat spécial.
Selon des modalités fixées par un décret en Conseil d’Etat, l’élu communautaire doit informer l’employeur de la date de la séance ou de la réunion dès qu’il en a connaissance.
L’employeur n’est pas tenu de payer comme temps de travail le temps passé par l’élu aux séances et réunions précitées.
II.- Lorsque le président prescrit des mesures de sûreté en application de l’article L. 2212-4 du présent code, l’employeur est tenu de laisser aux élus mettant en œuvre ces mesures le temps nécessaire à l’exercice de leurs missions, dans des conditions et selon des modalités fixées par un décret en Conseil d’Etat.
III.- Au début de son mandat de conseiller communautaire, puis une fois par année civile, le salarié bénéficie d’un entretien individuel avec son employeur portant sur les modalités pratiques d’exercice de son mandat au regard de son emploi. Cet entretien ne se substitue pas à l’entretien professionnel mentionné à l’article L. 6315-1 du code du travail.
L’employeur et le salarié membre du conseil communautaire peuvent, à cette occasion, s’accorder sur les mesures à mettre en œuvre pour faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et les fonctions électives du salarié et, le cas échéant, sur les conditions de rémunération des temps d’absence consacrés à l’exercice de ces fonctions. Cet entretien permet également la prise en compte de l’expérience acquise dans le cadre de l’exercice du mandat par ces salariés et comporte des informations sur le droit individuel à la formation dont ils bénéficient en application de l’article L. 2123-12-1.
Lorsque l’entretien professionnel est réalisé au terme du mandat, il permet de procéder au recensement des compétences acquises au cours du mandat et de préciser les modalités de valorisation de l’expérience acquise.
Article L. 2123-2 du code général des collectivités territoriales
I.-Indépendamment des autorisations d’absence dont ils bénéficient dans les conditions prévues à l’article L. 2123-1, les présidents, les vice-présidents et éventuels autres membres du bureau ont droit à un crédit d’heures leur permettant de disposer du temps nécessaire à l’administration de la communauté ou de l’organisme auprès duquel ils la représentent et à la préparation des réunions des instances où ils siègent.
II.- Par renvoi à l’article L. 2123-2 du CGCT, les articles L. 5214-8, L. 5216-4, L. 5215-16 et L. 5217-7 du CGCT autorisent les présidents et les vice-présidents de communauté, et éventuellement les conseillers communautaires, à faire usage de crédits d’heures. Cette notion renvoie au nombre d’heures dont disposent certains élus, durant leur temps de travail, pour exercer leur mandat. Un conseiller communautaire peut bénéficier de crédits d’heures, soit parce qu’il dispose d’une délégation de fonction du président, soit parce qu’il siège au sein d’une communauté de 3 500 habitants ou plus.
Les conseillers communautaires qui bénéficient d’une délégation de fonction du président ont droit au même crédit d’heures que les vice-présidents, à savoir :
• 140 heures par trimestre dans les communautés d’au moins 30 000 habitants ;
• 105 heures par trimestre dans les communautés de 10 000 à 29 999 habitants ;
• 52 heures et demie par trimestre dans les communautés de moins de 10 000 habitants.
Le conseiller communautaire qui remplace le président empêché en vertu de l’article L. 2122-17 du CGCT a le droit d’y prétendre. Pendant la durée de la suppléance, le conseiller bénéficiera de 140 heures par trimestre dans les communautés d’au moins 10 000 habitants et de 105 heures par trimestre dans celles comptant moins de 10 000 habitants.
Le crédit d’heures au profit de l’ensemble des conseillers communautaires
Le volume des crédits d’heures au profit des élus est fonction de la population de la communauté, à savoir :
• 52 heures et demie par trimestre dans les communautés de 100 000 habitants au moins ;
• 35 heures par trimestre dans les communautés de 30 000 à 99 999 habitants ;
• 21 heures par trimestre dans les communautés de 10 000 à 29 999 habitants ;
• 10 heures et demie par trimestre dans les communautés de 3 500 à 9 999 habitants ;
• 7 heures par trimestre dans les communautés dont la population serait inférieure à 3 500 habitants.
Les heures non utilisées pendant un trimestre ne sont pas reportables.
III.-En cas de travail à temps partiel, ce crédit d’heures est réduit proportionnellement à la réduction du temps de travail prévue pour l’emploi considéré.
L’employeur est tenu d’accorder aux élus concernés, sur demande de ceux-ci, l’autorisation d’utiliser le crédit d’heures prévu au présent article. Il n’est pas tenu de payer ce temps d’absence comme temps de travail.
Article L. 2123-3 du code général des collectivités territoriales
Les pertes de revenu subies par les conseillers qui exercent une activité professionnelle salariée ou non salariée et qui ne bénéficient pas d’indemnités de fonction peuvent être compensées par la communauté ou par l’organisme auprès duquel ils la représentent, lorsque celles-ci résultent :
de leur participation aux séances et réunions mentionnées à l’article L. 2123-1 ;
de l’exercice de leur droit à un crédit d’heures lorsqu’ils ont la qualité de salarié ou, lorsqu’ils exercent une activité professionnelle non salariée, du temps qu’ils consacrent à l’administration de cette communauté et à la préparation des réunions des instances où ils siègent, dans la limite du crédit d’heures prévu pour les conseillers.
Cette compensation est limitée à cent heures par élu et par an ; chaque heure ne peut être rémunérée à un montant supérieur au double de la valeur horaire du salaire minimum de croissance.
Article L. 2123-5 du code général des collectivités territoriales
Le temps d’absence utilisé en application des articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4 ne peut dépasser la moitié de la durée légale du travail pour une année civile.
Article L. 2123-7 du code général des collectivités territoriales
Le temps d’absence prévu aux articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4 est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination de la durée des congés payés ainsi qu’au regard de tous les droits découlant de l’ancienneté.
Aucune modification de la durée et des horaires de travail prévus par le contrat de travail ne peut, en outre, être effectuée en raison des absences intervenues en application des dispositions prévues aux articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4 sans l’accord de l’élu concerné.
Article L. 2123-8 du code général des collectivités territoriales
Aucun licenciement ni déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés en raison des absences résultant de l’application des dispositions des articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4 sous peine de nullité et de dommages et intérêts au profit de l’élu. La réintégration ou le reclassement dans l’emploi est de droit.
Il est interdit à tout employeur de prendre en considération les absences visées à l’alinéa précédent pour arrêter ses décisions en ce qui concerne l’embauche, la formation professionnelle, l’avancement, la rémunération et l’octroi d’avantages sociaux.
Article L. 2123-9 du code général des collectivités territoriales
Les présidents, d’une part, ainsi que les vice-présidents et éventuels autres membres du bureau, d’autre part, qui, pour l’exercice de leur mandat, ont cessé d’exercer leur activité professionnelle, bénéficient, s’ils sont salariés, des dispositions des articles L. 3142-83 à L. 3142-87 du code du travail relatives aux droits des salariés élus membres de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Le premier alinéa du présent article est également applicable aux vice-présidents et éventuels autres membres du bureau salariés dans les cas de remplacement mentionnés à l’article L. 2122-17 du présent code pendant la période dudit remplacement.
Le droit à réintégration prévu à l’article L. 3142-84 du code du travail est maintenu aux élus mentionnés au premier alinéa du présent article jusqu’à l’expiration de deux mandats consécutifs.
L’application de l’article L. 3142-85 du code du travail prend effet à compter du deuxième renouvellement du mandat.
Article L. 2123-10 du code général des collectivités territoriales
Les fonctionnaires régis par les titres I à IV du statut général de la fonction publique sont placés, sur leur demande, en position de détachement pour exercer l’un des mandats mentionnés à l’article L. 2123-9.
Article L. 2123-11 du code général des collectivités territoriales
A la fin de leur mandat, les élus visés à l’article L. 2123-9 bénéficient à leur demande d’un stage de remise à niveau organisé dans l’entreprise, compte tenu notamment de l’évolution de leur poste de travail ou de celle des techniques utilisées.
Article L. 2123-11-1 du code général des collectivités territoriales
Les membres du conseil communautaire peuvent faire valider les acquis de l’expérience liée à l’exercice de leurs fonctions dans les conditions prévues à la sixième partie du code du travail.
A l’issue de son mandat, tout président ou tout vice-président qui, pour l’exercice de son mandat, a cessé son activité professionnelle salariée a droit sur sa demande à une formation professionnelle et à un bilan de compétences dans les conditions fixées par la sixième partie du code du travail.
Lorsque les intéressés demandent à bénéficier du projet de transition professionnelle mentionné aux articles L. 6323-17-1 à L. 6323-17-6 du même code, ainsi que du congé de validation des acquis de l’expérience mentionné à l’article L. 6422-1 dudit code, le temps passé au titre du mandat local est assimilé aux durées d’activité exigées pour l’accès à ces dispositifs.
Article L. 2123-11-2 du code général des collectivités territoriales
A l’occasion du renouvellement général des membres du conseil communautaire, tout président ou tout vice-président ayant reçu délégation de fonction de celui-ci qui, pour l’exercice de son mandat, avait cessé d’exercer son activité professionnelle perçoit, sur sa demande, une allocation différentielle de fin de mandat s’il se trouve dans l’une des situations suivantes :
– être inscrit à l’institution mentionnée à l’article L. 5312-1 du code du travail conformément aux dispositions de l’article L. 5411-1 du même code ;
– avoir repris une activité professionnelle lui procurant des revenus inférieurs aux indemnités de fonction qu’il percevait au titre de sa dernière fonction élective.
Le montant mensuel de l’allocation est au plus égal à 100 % de la différence entre le montant de l’indemnité brute mensuelle que l’intéressé percevait pour l’exercice de ses fonctions, dans les conditions fixées aux articles L. 2123-23, L. 2123-24, L. 2511-34 et L. 2511-34-1, et l’ensemble des ressources qu’il perçoit à l’issue du mandat.
L’allocation est versée pendant une période de deux ans au plus. Elle n’est pas cumulable avec celles prévues par les articles L. 3123-9-2 et L. 4135-9-2. A compter du treizième mois suivant le début du versement de l’allocation, le taux mentionné au quatrième alinéa du présent article est au plus égal à 80 %.
Le financement de cette allocation est assuré dans les conditions prévues par l’article L. 1621-2.
Un décret en Conseil d’Etat détermine les modalités d’application du présent article, notamment les conditions dans lesquelles les élus locaux mentionnés au premier alinéa sont informés de leur droit de bénéficier de cette allocation.
Article L. 2123-11-3 du code général des collectivités territoriales
L’institution mentionnée à l’article L. 5312-1 du code du travail propose un contrat de sécurisation de l’engagement aux bénéficiaires de l’allocation différentielle de fin de mandat mentionnée à l’article L. 2123-11-2 du présent code.
Ce contrat a pour objet l’organisation et le déroulement d’un parcours d’amélioration des revenus professionnels ou de retour à l’emploi, le cas échéant au moyen d’une reconversion ou d’une création ou d’une reprise d’entreprise.
Le parcours mentionné au deuxième alinéa du présent article comprend les éléments suivants :
1° Une première phase de prébilan, d’évaluation des compétences et d’orientation professionnelle en vue de l’élaboration d’un projet professionnel. Ce projet tient compte, au plan territorial, de l’évolution des métiers et de la situation du marché du travail ;
2° Une seconde phase articulée autour de périodes de formation et de travail, au cours de laquelle l’ancien élu local bénéficie de mesures d’accompagnement, notamment d’appui au projet professionnel, mises en œuvre sous la responsabilité de l’institution mentionnée à l’article L. 5312-1 du code du travail.
Les mesures d’accompagnement mentionnées au 2° du présent article peuvent être financées, en partie, par l’ancien élu local au titre de son compte personnel de formation ou du droit individuel à la formation découlant de l’article L. 2123-12-1.
Les modalités de mise en œuvre du présent article, en particulier les formalités afférentes à l’adhésion au contrat et à sa rupture éventuelle à l’initiative de l’un des signataires, la durée maximale du parcours, le contenu des mesures d’accompagnement ainsi que les conditions d’intervention des organismes chargés du service public de l’emploi, sont précisés par décret en Conseil d’Etat.
Article L. 2123-11-4 du code général des collectivités territoriales
Les salariés qui ont exercé un mandat de conseiller communautaire bénéficient, pour le calcul des droits à l’allocation d’assurance prévue au titre II du livre IV de la cinquième partie du code du travail, des adaptations suivantes :
1° La durée cumulée des crédits d’heures utilisés par l’élu en application de l’article L. 2123-2 du présent code au cours de son mandat est prise en compte dans le calcul de la durée d’affiliation ouvrant droit au revenu de remplacement ;
2° Les indemnités de fonction perçues par l’élu au titre de sa dernière fonction élective sont prises en compte dans le calcul de la rémunération de référence utilisée pour la fixation du montant du revenu de remplacement.
Le versement des droits acquis en application des 1° et 2° du présent article est assuré par le fonds prévu à l’article L. 1621-2, dans les mêmes conditions que celui de l’allocation différentielle de fin de mandat prévue à l’article L. 2123-11-2.
Article L. 2123-12 du code général des collectivités territoriales
Les membres d’un conseil communautaire ont droit à une formation adaptée à leurs fonctions. Une formation est obligatoirement organisée au cours de la première année de mandat pour les élus ayant reçu une délégation.
Les élus qui reçoivent délégation en matière de prévention et de gestion des déchets ou d’économie circulaire ou en matière d’urbanisme, de construction ou d’habitat sont encouragés à suivre une formation en la matière.
Dans les trois mois suivant son renouvellement, le conseil communautaire délibère sur l’exercice du droit à la formation de ses membres. Il détermine les orientations et les crédits ouverts à ce titre.
Le conseil communautaire peut également délibérer sur sa participation au financement de formations dont peuvent bénéficier ses élus à leur initiative au titre de leur droit individuel à la formation mentionnée à l’article L. 2123-12-1. Cette délibération détermine notamment le champ des formations ouvrant droit à cette participation, qui doivent correspondre aux orientations déterminées en application de l’alinéa précédent. La délibération peut limiter cette participation à un montant maximal par formation ainsi qu’à un nombre maximal de formations par élu et par mandat. La part des frais pédagogiques de la formation financée par le fonds du droit individuel à la formation des élus locaux prévu à l’article L. 1621-3 ne peut être inférieure à un taux fixé par décret.
Un tableau récapitulant les actions de formation des élus financées par la commune est annexé au compte financier unique. Il donne lieu à un débat annuel sur la formation des membres du conseil communautaire.
Article L. 2123-12-1 du code général des collectivités territoriales
Les membres du conseil communautaire bénéficient chaque année d’un droit individuel à la formation comptabilisé en euros, cumulable sur toute la durée du mandat dans la limite d’un plafond et dont le montant annuel est arrêté pour une période de trois ans. Il est financé par une cotisation obligatoire dont le taux ne peut être inférieur à 1 %, prélevée sur les indemnités de fonction perçues par les membres du conseil dans les conditions prévues à l’article L. 1621-3.
La mise en œuvre du droit individuel à la formation relève de l’initiative de chacun des élus et peut concerner des formations sans lien avec l’exercice du mandat. Ces formations peuvent notamment contribuer à l’acquisition des compétences nécessaires à la réinsertion professionnelle à l’issue du mandat lorsque l’élu n’a pas liquidé ses droits à pension au titre de son activité professionnelle.
Pour assurer le financement d’une formation, le droit individuel à la formation peut être complété, à la demande de son titulaire, par des abondements en droits complémentaires qui peuvent être financés par les collectivités territoriales selon les modalités définies aux articles L. 2123-12, L. 3123-10, L. 4135-10, L. 7125-12 et L. 7227-12. Lorsqu’une formation contribue à sa réinsertion professionnelle, l’élu peut contribuer à son financement en mobilisant son compte personnel d’activité mentionné à l’article L. 5151-1 du code du travail et à l’article 22 ter de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, lorsqu’il dispose de droits monétisables. Il peut également contribuer à son financement par un apport personnel augmentant les sommes engagées au titre de son droit individuel à la formation. Ces abondements complémentaires n’entrent pas en compte dans les modes de calcul du montant du droit individuel à la formation des élus définis au premier alinéa du présent article.
Un décret en Conseil d’Etat détermine les modalités de calcul, de plafonnement ainsi que de mise en œuvre du droit individuel à la formation.
Article L. 2123-13 du code général des collectivités territoriales
Indépendamment des autorisations d’absence et du crédit d’heures prévus aux articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4, les membres du conseil communautaire qui ont la qualité de salarié ont droit à un congé de formation. Ce congé est fixé à vingt-quatre jours par élu pour la durée du mandat et quel que soit le nombre de mandats qu’il détient. Ce congé est renouvelable en cas de réélection.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat.
Article L. 2123-14 du code général des collectivités territoriales
Les frais de déplacement, de séjour et d’enseignement donnent droit à remboursement.
Les pertes de revenu subies par l’élu du fait de l’exercice de son droit à la formation prévu par la présente section sont compensées par la communauté dans la limite de vingt et un jours par élu pour la durée du mandat et d’une fois et demie la valeur horaire du salaire minimum de croissance par heure.
Le montant prévisionnel des dépenses de formation au titre de l’article L. 2123-12 ne peut être inférieur à 2 % du montant total des indemnités de fonction qui peuvent être allouées aux membres du conseil communautaire en application des articles L. 2123-23, L. 2123-24, L. 2123-24-1 et, le cas échéant, L. 2123-22. Le montant réel de ces dépenses de formation ne peut excéder 20 % du même montant. Les crédits relatifs aux dépenses de formation qui n’ont pas été consommés à la clôture de l’exercice au titre duquel ils ont été inscrits sont affectés en totalité au budget de l’exercice suivant. Ils ne peuvent être reportés au-delà de l’année au cours de laquelle intervient le renouvellement de l’assemblée délibérante. En cas de création d’une commune nouvelle dans les conditions prévues au chapitre III du titre Ier du présent livre, les crédits relatifs aux dépenses de formation qui n’ont pas été consommés par les anciennes communes à la clôture de l’exercice au titre duquel ils ont été inscrits sont affectés en totalité au budget de l’exercice suivant de la commune nouvelle.
Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application de ces dispositions.
Article L. 2123-14-1 du code général des collectivités territoriales
I. – Les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre peuvent délibérer pour confier à ce dernier, dans les conditions prévues par l’article L. 5211-17, la mise en œuvre des dispositions relatives à la formation des élus prévues aux trois derniers alinéas de l’article L. 2123-12. Elles se prononcent dans les six mois suivant l’installation du conseil communautaire suivant chaque renouvellement général. Elles peuvent aussi délibérer à leur initiative à tout moment sur ce sujet.
Le transfert entraîne de plein droit la prise en charge par le budget de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre des frais de formation visés à l’article L. 2123-14.
Dans les neuf mois suivant l’arrêté du représentant de l’Etat prononçant le transfert en application du présent I, et dans les neuf mois suivant son installation après chaque renouvellement général des conseils municipaux, l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre délibère sur l’exercice du droit à la formation des élus des communes membres. Il détermine les orientations et les crédits ouverts à ce titre. Les dispositions du dernier alinéa de l’article L. 2123-12 sont applicables à compter du transfert.
II. – Dans les six mois suivant son renouvellement, lorsqu’il n’a pas été fait application des dispositions prévues au I, l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre délibère sur l’opportunité de proposer des outils communs visant à développer la formation liée à l’exercice du mandat des élus des communes membres prévue à l’article L. 2123-12.
Cette délibération précise, le cas échéant, les dispositifs envisagés. Elle peut notamment comprendre l’élaboration d’un plan de formation, les règles permettant d’en assurer le suivi, le financement et l’évaluation. Elle peut également autoriser la participation au financement de formations organisées soit à l’initiative des élus des communes membres au titre de leur droit individuel à la formation mentionné à l’article L. 2123-12-1, soit à l’initiative des communes membres, dans les conditions fixées à l’article L. 2123-12, lorsque ces formations sont liées à l’exercice du mandat.
III. – Les dispositions du présent article s’appliquent sans préjudice des articles L. 5211-4-2, L. 5214-16-1, L. 5215-27, L. 5216-7-1 et L. 5217-7.
Article L. 2123-15 du code général des collectivités territoriales
Les dispositions des articles L. 2123-12 à L. 2123-14 ne sont pas applicables aux voyages d’études des conseils communautaires. Les délibérations relatives à ces voyages précisent leur objet, qui doit avoir un lien direct avec l’intérêt de la communauté, ainsi que leur coût prévisionnel.
Article L. 2123-16 du code général des collectivités territoriales
Les dispositions de la présente section ne s’appliquent que si l’organisme qui dispense la formation a fait l’objet d’un agrément délivré par le ministre chargé des collectivités territoriales dans les conditions fixées à l’article L. 1221-3.
Article L. 2123-18-2 du code général des collectivités territoriales
Les membres du conseil communautaire bénéficient d’un remboursement par la communauté des frais de garde d’enfants ou d’assistance aux personnes âgées, handicapées ou ayant besoin d’une aide personnelle à leur domicile qu’ils ont engagés en raison de leur participation aux réunions mentionnées à l’article L. 2123-1. Le conseil communautaire peut, par délibération, étendre le bénéfice de ce remboursement à toute autre réunion liée à l’exercice du mandat. Ce remboursement ne peut excéder, par heure, le montant horaire du salaire minimum de croissance. Les modalités de remboursement sont fixées par délibération du conseil communautaire.
Dans les communes de moins de 10 000 habitants, le remboursement auquel a procédé la commune est compensé par l’Etat dans les conditions fixées à l’article L. 2335-1.
Article L. 2123-18-4 du code général des collectivités territoriales
Lorsque les membres du conseil communautaire utilisent le chèque emploi-service universel prévu par l’article L. 1271-1 du code du travail pour assurer la rémunération des salariés ou des associations ou entreprises agréées chargés soit de la garde des enfants, soit de l’assistance aux personnes âgées, handicapées ou à celles qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile en application des articles L. 7231-1 et L. 7232-1 du même code, le conseil communautaire peut accorder par délibération une aide financière en faveur des élus concernés, dans des conditions fixées par décret.
Le bénéfice du présent article ne peut se cumuler avec celui du quatrième alinéa de l’article L. 2123-18 et de l’article L. 2123-18-2.
Article L. 2123-24-1 du code général des collectivités territoriales
I.-Les indemnités votées par les conseils municipaux des communes de 100 000 habitants au moins pour l’exercice effectif des fonctions de conseiller municipal sont au maximum égales à 6 % du terme de référence mentionné au I de l’article L. 2123-20.
II.-Dans les communes de moins de 100 000 habitants, il peut être versé une indemnité pour l’exercice effectif des fonctions de conseiller municipal dans les limites prévues par le II de l’article L. 2123-24. Cette indemnité est au maximum égale à 6 % du terme de référence mentionné au I de l’article L. 2123-20.
III.-Les conseillers municipaux auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 peuvent percevoir une indemnité allouée par le conseil municipal dans les limites prévues par le II de l’article L. 2123-24. Cette indemnité n’est pas cumulable avec celle prévue par le II du présent article.
IV.-Lorsqu’un conseiller municipal supplée le maire dans les conditions prévues par l’article L. 2122-17, il peut percevoir, pendant la durée de la suppléance et après délibération du conseil municipal, l’indemnité fixée pour le président par l’article L. 2123-23, éventuellement majorée comme le prévoit l’article L. 2123-22. Cette indemnité peut être versée à compter de la date à laquelle la suppléance est effective.
V.-En aucun cas l’indemnité versée à un conseiller municipal ne peut dépasser l’indemnité fixée pour le maire de la commune en application des articles L. 2123-22 et L. 2123-23.
Article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales
Sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 121-3 du code pénal, le président ou un élu communautaire le suppléant ou ayant reçu une délégation ne peut être condamné sur le fondement du troisième alinéa de ce même article pour des faits non intentionnels commis dans l’exercice de ses fonctions que s’il est établi qu’il n’a pas accompli les diligences normales compte tenu de ses compétences, du pouvoir et des moyens dont il disposait ainsi que des difficultés propres aux missions que la loi lui confie.
La communauté est tenue d’accorder sa protection au président, à l’élu communautaire le suppléant ou ayant reçu une délégation ou à l’un de ces élus ayant cessé ses fonctions lorsque celui-ci fait l’objet de poursuites pénales à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère de faute détachable de l’exercice de ses fonctions.
La communauté est également tenue d’accorder sa protection aux personnes mentionnées audit deuxième alinéa qui sont mises en cause pénalement en raison de tels faits et qui ne font pas l’objet des poursuites mentionnées au même deuxième alinéa ou qui font l’objet de mesures alternatives à ces poursuites, dans tous les cas où le code de procédure pénale leur reconnaît le droit à l’assistance d’un avocat.
La communauté est tenue de souscrire, dans un contrat d’assurance, une garantie visant à couvrir le conseil juridique, l’assistance psychologique et les coûts qui résultent de l’obligation de protection à l’égard du président et des élus mentionnés audit deuxième alinéa. Dans les communes de moins de 10 000 habitants, le montant payé par la commune au titre de cette souscription fait l’objet d’une compensation par l’Etat dans les conditions fixées à l’article L. 2335-1 du présent code.
Lorsque le président ou un élu communautaire le suppléant ou ayant reçu une délégation agit en qualité d’agent de l’Etat, il bénéficie, de la part de l’Etat, de la protection prévue aux articles L. 134-1 à L. 134-12 du code général de la fonction publique.
Article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales
Le président et les autres membres du conseil communautaire bénéficient, à l’occasion de leurs fonctions, d’une protection organisée par la communauté conformément aux règles fixées par le code pénal, les lois spéciales et le présent code.
La communauté accorde sa protection au président, aux autres membres du conseil communautaire ou à l’un de ces élus ayant cessé ses fonctions lorsqu’ils sont victimes de violences, de menaces ou d’outrages à l’occasion ou du fait de leurs fonctions actuelles ou passées. Elle répare, le cas échéant, l’intégralité du préjudice qui en a résulté.
L’élu ou l’ancien élu adresse une demande de protection au président, ce dernier adressant sa propre demande à tout élu le suppléant ou ayant reçu délégation. Il en est accusé réception. Les membres du conseil communautaire en sont informés. La preuve de cette information, accompagnée de la demande, est transmise, dans un délai de dix jours à compter de la réception de la demande, au représentant de l’Etat dans le département ou à son délégué dans l’arrondissement, selon les modalités prévues au II de l’article L. 2131-2. L’élu bénéficie de la protection de la commune à compter de la réception de ces documents par le représentant de l’Etat dans le département ou par son délégué dans l’arrondissement. La communauté notifie à l’élu concerné la preuve de cette réception et porte cette information à l’ordre du jour de la séance suivante du conseil communautaire.
Le conseil communautaire peut retirer ou abroger la décision de protection accordée à l’élu par une délibération motivée prise dans un délai de quatre mois à compter de la date à laquelle l’élu bénéficie de la protection de la communauté, dans les conditions prévues aux articles L. 242-1 à L. 242-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Par dérogation à l’article L. 2121-9 du présent code, à la demande d’un ou de plusieurs de ses membres, le président est tenu de convoquer le conseil communautaire dans ce même délai. La convocation est accompagnée d’une note de synthèse.
La protection prévue aux premier à cinquième alinéas est étendue aux conjoints, enfants et ascendants directs des présidents ou des élus communautaires, les suppléant ou ayant reçu délégation lorsque, du fait des fonctions de ces derniers, ils sont victimes de menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages.
Elle peut être accordée, sur leur demande, aux conjoints, enfants et ascendants directs des présidents ou des élus communautaires, les suppléant ou ayant reçu délégation, décédés dans l’exercice de leurs fonctions ou du fait de leurs fonctions, à raison des faits à l’origine du décès ou pour des faits commis postérieurement au décès mais du fait des fonctions qu’exerçait l’élu décédé.
La communauté est subrogée aux droits de la victime pour obtenir des auteurs de ces infractions la restitution des sommes versées à l’élu intéressé. Elle dispose en outre aux mêmes fins d’une action directe qu’elle peut exercer, au besoin par voie de constitution de partie civile, devant la juridiction pénale.
La protection mentionnée aux mêmes premier à cinquième alinéas implique notamment la prise en charge par la communauté de tout ou partie du reste à charge ou des dépassements d’honoraires résultant des dépenses liées aux soins médicaux et à l’assistance psychologique engagées par les bénéficiaires de cette protection pour les faits mentionnés auxdits premier à cinquième alinéas.
La communauté est tenue de souscrire, dans un contrat d’assurance, une garantie visant à couvrir le conseil juridique, l’assistance psychologique et les coûts qui résultent de l’obligation de protection à l’égard du président et des élus mentionnés au deuxième alinéa du présent article. Dans les communes de moins de 10 000 habitants, le montant payé par la commune au titre de cette souscription fait l’objet d’une compensation par l’Etat dans les conditions fixées à l’article L. 2335-1 du présent code.
Lorsque le président ou un élu communautaire le suppléant ou ayant reçu une délégation agit en qualité d’agent de l’Etat, il bénéficie, de la part de l’Etat, de la protection prévue aux articles L. 134-1 à L. 134-12 du code général de la fonction publique. Il adresse sa demande de protection au représentant de l’Etat dans le département.
Article L. 5211-12 du code général des collectivités territoriales
Les présidents des communautés de communes, des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des métropoles perçoivent une indemnité de fonction dont le montant est déterminé par décret en Conseil d’Etat par référence au montant du traitement correspondant à l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique. L’organe délibérant peut, par délibération, fixer une indemnité de fonction inférieure au montant prévu par ce décret en Conseil d’Etat, à la demande du président.
L’indemnité versée au président du conseil d’une métropole, d’une communauté urbaine de 100 000 habitants et plus, d’une communauté d’agglomération de 100 000 habitants et plus ou d’une communauté de communes de 100 000 habitants et plus peut être majorée de 40 % par rapport au montant fixé en application de la première phrase du premier alinéa, à la condition que ne soit pas dépassé le montant total des indemnités maximales susceptibles d’être allouées aux membres de l’organe délibérant hors prise en compte de ladite majoration.
Les indemnités maximales votées par le conseil ou le comité d’un syndicat de communes pour l’exercice effectif des fonctions de président et de vice-président et les indemnités maximales votées par le conseil ou le comité d’une communauté de communes, d’une communauté urbaine, d’une communauté d’agglomération et d’une métropole pour l’exercice effectif des fonctions de vice-président sont déterminées par décret en Conseil d’Etat par référence au montant du traitement correspondant à l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique.
Le montant total des indemnités versées ne doit pas excéder celui de l’enveloppe indemnitaire globale, déterminée en additionnant l’indemnité maximale pour l’exercice effectif des fonctions de président et les indemnités maximales pour l’exercice effectif des fonctions de vice-président, correspondant soit au nombre maximal de vice-présidents qui résulterait de l’application des deuxième et troisième alinéas de l’article L. 5211-10 à l’organe délibérant qui comporterait un nombre de membres déterminé en application des III à VI de l’article L. 5211-6-1, soit au nombre existant de vice-présidences effectivement exercées, si celui-ci est inférieur.
De manière dérogatoire, l’indemnité versée à un vice-président peut dépasser le montant de l’indemnité maximale prévue à la première phrase du premier alinéa du présent article, à condition qu’elle ne dépasse pas le montant de l’indemnité maximale susceptible d’être allouée au président et que le montant total des indemnités versées n’excède pas l’enveloppe indemnitaire globale définie au quatrième alinéa.
Lorsque l’organe délibérant d’un établissement public de coopération intercommunale est renouvelé, la délibération fixant les indemnités de ses membres, à l’exception des indemnités des présidents des communautés de communes, des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des métropoles, intervient dans les trois mois suivant son installation.
Toute délibération de l’organe délibérant d’un établissement public de coopération intercommunale concernant les indemnités de fonction d’un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d’un tableau annexe récapitulant l’ensemble des indemnités allouées aux membres de l’assemblée concernée.
Le membre d’un organe délibérant d’établissement public de coopération intercommunale titulaire d’autres mandats électoraux, ou qui siège à ce titre au conseil d’administration d’un établissement public local, du Centre national de la fonction publique territoriale, au conseil d’administration ou au conseil de surveillance d’une société ou qui préside une société ne peut recevoir, pour l’ensemble de ses fonctions, un montant total de rémunérations et d’indemnités de fonction supérieur à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire telle qu’elle est définie à l’article 1er de l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique relative à l’indemnité des membres du Parlement. Ce plafond s’entend déduction faite des cotisations sociales obligatoires.
Lorsqu’en application des dispositions de l’alinéa précédent, le montant total de rémunération et d’indemnité de fonction d’un membre d’un organe délibérant d’établissement public de coopération intercommunale fait l’objet d’un écrêtement, la part écrêtée est reversée au budget de la personne publique au sein de laquelle le membre d’un organe délibérant d’établissement public de coopération intercommunale exerce le plus récemment un mandat ou une fonction.
Indemnités de fonction du président, des vice-présidents
Vu le code général des collectivités territoriales et notamment l’article L. 5211-12 ;
Le conseil,
Considérant que lorsque l’organe délibérant d’un établissement public de coopération intercommunale est renouvelé, la délibération fixant les indemnités de ses membres intervient dans les trois mois suivant son installation ;
Considérant que le montant total des indemnités versées ne doit pas excéder celui de l’enveloppe indemnitaire globale ;
Considérant que pour une communauté de communes, l’article R. 5214-1 du code général des collectivités territoriales fixe :
le montant de l’indemnité maximale de président à 48.75% de l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique ;
le montant de l’indemnité maximale de vice-président à 20.63% de l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique ;
Considérant que les conseillers communautaires auxquels le président a délégué une partie de ses fonctions peuvent percevoir une indemnité ;
Considérant que le conseil communautaire peut attribuer une indemnité pour l’exercice du mandat de conseiller communautaire ;
Considérant que toute délibération de l’organe délibérant d’un établissement public de coopération intercommunale concernant les indemnités de fonction d’un ou de plusieurs de ses membres est accompagnée d’un tableau récapitulant l’ensemble des indemnités allouées aux membres de l’assemblée concernée.
DÉCIDE
1° Des indemnités suivantes à compter du 14 avril 2026 :
Taux par rapport à l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique
Montant brut mensuel (à la date de cette délibération)
Président
48.75%
2 003.88 €
Vice-Président
20.63%
848 €
2° De prélever les dépenses d’indemnités de fonction sur les crédits inscrits et à inscrire aux budgets de la communauté pour les exercices du mandat.
Les délégués communautaires adoptent à la majorité absolue.
Votent contre Alain OLLIVIER, Jean Pierre DELAGE, Nathalie ANTOINE, Sébastien ARNAUD, Florence DUGAIN, Aude CHARMARTY, Marie Rose VEYSSIERE, Monique GAUFFRE (8)
Abstentions : Jérôme REBEYROL, Marie Dominique CLARK, Vincent GINTRAT, Bénédicte BOISVERT-FOURNAUD, Jean Marie GELLE, Henri RUHER, Flore BOYER, Dominique DEGEIX, Ludivine MELLERIN, Quentin SECHER, Véronique HENNEUSE (11)
Délégations de pouvoir au Président
Le conseil,
Vu code général des collectivités territoriales et notamment ses articles L. 5211-10, L. 5211-2 et L. 2122-17 ;
Vu l’arrêté préfectoral n°24-2025-10-10-00004, en date du 10 octobre 2025, constatant le nombre total de sièges que compte l’organe délibérant de l’EPCI et leur répartition par commune membre ;
Considérant que le conseil communautaire peut déléguer une partie de ses attributions au président ou au bureau, dans les conditions prévues par l’article L.5211-10 du code général des collectivités territoriales
Considérant que le président rend compte à chaque réunion du conseil communautaire de l’exercice des attributions déléguées ;
Considérant que le Président, les vice-présidents ayant reçu délégation ou le bureau dans son ensemble peuvent recevoir délégation d’une partie des attributions de l’organe délibérant à l’exception :
du vote du budget, de l’institution et de la fixation des taux ou tarifs des taxes ou redevances ;
de l’approbation du compte financier unique ;
des dispositions à caractère budgétaire prises par un EPCI à la suite d’une mise en demeure intervenue en application de l’article L. 1612-15 ;
des décisions relatives aux modifications des conditions initiales de composition, de fonctionnement et de durée de l’établissement public de coopération intercommunale ;
de l’adhésion de l’établissement à un établissement public ;
de la délégation de la gestion d’un service public ;
des dispositions portant orientation en matière d’aménagement de l’espace communautaire, d’équilibre social de l’habitat sur le territoire communautaire et de politique de la ville »
DECIDE à l’unanimité
1° De charger le Président, jusqu’à la fin de son mandat, par délégation, d’effectuer l’ensemble des opérations suivantes :
1. de signer les contrats d’emprunts, pour réaliser tout investissement et dans la limite des sommes inscrites chaque année au budget, le Président reçoit délégation aux fins de contracter tout emprunt à court, moyen ou long terme. Le contrat de prêt pourra comporter une ou plusieurs des caractéristiques ci-après :
– la faculté de passer du taux variable au taux fixe ou du taux fixe au taux variable,
– la faculté de modifier une ou plusieurs fois l’index relatif au calcul du ou des taux d’intérêt,
– la possibilité d’allonger la durée du prêt,
– la possibilité de procéder à un différé d’amortissement,
– la faculté de modifier la périodicité et le profil de remboursement
2. de créer des régies d’avances et de recettes nécessaires au fonctionnement des services,
3. de prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution, la modification, la clôture et le règlement des marchés de travaux, de fourniture et de service qui peuvent être passés selon la procédure adaptée en raison de leur montant, lorsque les crédits sont prévus au budget ;
4. de décider de la conclusion et de la révision du louage de choses pour une durée n’excédant pas douze ans,
5. de passer les contrats d’assurance lorsque les crédits sont prévus au budget,
6. de décider l’aliénation de gré à gré de biens mobiliers jusqu’à 4 600 € ;
7. de fixer les rémunérations et régler les frais et honoraires des avocats, notaires, avoués, huissiers de justice et experts ;
8. d’intenter au nom de la Communauté de Communes Isle et Crempse en Périgord les actions en justice ou de défendre la communauté dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le Conseil Communautaire mais aussi systématiquement lors des procédures de référé, lors des recours et lorsque la Communauté de Communes est attaquée ;
9. de régler les dommages provoqués par des véhicules communautaires dans la limite de 15 000 € ;
10. de réaliser les lignes de trésorerie sur la base d’un montant maximum autorisé par le Conseil Communautaire ;
11. de permettre l’admission en non-valeur des créances inférieures à 200 euros ;
12. de renouveler l’adhésion de la communauté aux associations dont elle est membre ;
13. d’attribuer les logements de fonction/service ;
14. de procéder au dépôt des demandes d’autorisations d’urbanisme relatives à la démolition, à la transformation ou à l’édification des biens qui font l’objet d’une opération financée par la collectivité au titre de ses politiques publiques.
2° De prévoir qu’en cas d’empêchement du président, les décisions relatives aux matières ayant fait l’objet de la présente délégation d’attributions pourront être prises par son suppléant.
3° Rappelle que, lors de chaque réunion du conseil communautaire, le Président rendra compte des attributions exercées, par lui-même et le bureau, par délégation du conseil communautaire.
Délégations de pouvoir au président autorisant le recrutement d’agents contractuels de remplacement
(Délibération de principe – art L332-13 du Code Général de la Fonction Publique)
(Remplacement d’un agent titulaire ou contractuel indisponible)
Le conseil communautaire
Vu le Code Général de Fonction Publique et notamment son article L332-13 ;
Considérant que les besoins du service peuvent justifier le remplacement rapide de fonctionnaires ou de contractuels territoriaux indisponibles ;
Sur le rapport de Monsieur le Président et après en avoir délibéré,
DECIDE à l’unanimité
– d’autoriser Monsieur le Président pour la durée de son mandat à recruter en tant que de besoins des agents contractuels dans les conditions fixées par l’article L332-13 du Code Général de la Fonction Publique précité pour remplacer des fonctionnaires momentanément indisponibles ;
– de charger le Président de la détermination des niveaux de recrutement et de rémunération des candidats retenus selon la nature des fonctions concernées et leur profil ;
– de prévoir à cette fin une enveloppe de crédits au budget.
Monsieur le Président annonce une séance du prochain conseil communautaire pour élire les représentants dans les différents syndicats mardi 28 avril à 19h à Mussidan.
En 2024 disparaissait Daniel TOURNIER, ancien maire de Saint Etienne de Puycorbier, vice-président de la communauté de communes Isle Crempse en Périgord. Son dévouement, son sens de l’organisation étaient reconnus par tous.
Au sein du comité d’élaboration du Mémorial de la Résistance de Saint Etienne de Puycorbier, il fut l’un des initiateurs principaux qui permit à cet équipement mémoriel remarquable de notre territoire de voir le jour. Il était également ardent défenseur de la culture et notamment de la musique.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que le Chœur PaRatge souhaite lui rendre hommage en musique.
RDV dans l’église de Saint Michel de Double, le 25 avril 2026 à 18h00
Le Chœur PaRatge et son chef de chœur, se produiront bénévolement ce qui permettra de reverser l’intégralité des bénéfices du concert à l’Institut Bergonié, partenaire officiel de l’opération.
Nous vous remercions donc de contribuer au succès de ce concert caritatif en y participant généreusement !
Tous les bénéfices du concert sont au profit de la lutte contre le cancer (Institut Bergonié) :
L’an deux mille vingt-six, le douze mars à dix-neuf heures, les membres du conseil communautaire se sont réunis à la salle des fêtes de St Front de Pradoux, sur la convocation qui leur a été adressée par la Présidente de la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord, conformément à l’article L5211-11 du code général des collectivités territoriales applicables en la matière.
Nombre de présents : 33
Nombre de votants : 38
Date de la convocation : 4 mars 2026
Présents : Mme Flore BOYER, M. José RUIZ, M. Robert AYMARD, M. Jean Marie GELLÉ, M. Arnaud JUNCKER, M. Alain OLLIVIER, M. Jean Pierre DELAGE, Mme Denise WYSS, M. Jean Claude LOPEZ, Mme Odette CHAIGNEAU, M. Jean Claude PREVOT M. Stéphane TRIQUART, M. Michel BESOLI, M. Gilles DENESLE, Mme Liliane ESCAT, Mme Josette LHERBAT, M. Dominique DEGEIX, M. Pierre André CROUZILLE, M. Alain LACOMBE, Mme Lise RAVENEAU, M. Jean Claude DAREAU, Mme Marie Rose VEYSSIERE, M. Michel DONNETTE, Mme Aygline OLLIVIER, M. Jean Paul SIGURET, M. Jean Luc MASSIAS, M. Pierre Alain MASSIAS, M. Jean Luc TOMSKI, Mme Ghislaine COUZON, Mme Fabienne DELORT, M. Serge DURANT, M. Jean Luc ALARY, M. Didier MARCHAND.
Absent (présence du suppléant) : M. François RITLEWSKI,
Absents : Mme Laurette CHINOUILH, M. Jean Pierre DEFFREIX, M. Christophe EHRISMANN, M. Franck PINON, M. Michel FLORENTY,
Excusée : Mme Agnès VILLENEUVE
Absents (ayant donné pouvoir) :M. Jean Luc GROSS à Mme BOYER, Mme Sabine PETIT à Mme WYSS, Mme Marie Paule BARROT à M. DENESLE, M. Jean François MALARD à Mme COUZON, M. Frédéric BIALE à M. MASSIAS,
A été nommé Secrétaire de séance :
M. Stéphane TRIQUART
Madame la Présidente propose aux délégués communautaires une minute de silence pour le décès d’Albert LABORIE dit Théo, dernier résistant de 102 ans de notre territoire.
Madame la Présidente propose aux élus l’adoption du procès-verbal du conseil communautaire du 26 février 2026.
Les élus approuvent à l’unanimité. Elle propose de rajouter à l’ordre du jour une délibération pour la modification de la THLV, et pour des subventions MSA (Grandir en Milieu Rural). Les élus y sont favorables.
Madame la Présidente rappelle l’ordre du jour :
Compte-rendu de la commission urbanisme du 11 mars 2026
Approbation du compte financier unique 2025 du budget de la communauté de communes
Budget principal : Affectation des résultats 2025 au Budget primitif 2026
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe du SPANC
Budget ZAE des Lèches : Affectation des résultats 2025 au Budget primitif 2026
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe des logements sociaux
Budget logements : Affectation des résultats 2025 au Budget primitif 2026
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe de la redevance ordures ménagères incitative
Vote des taux de fiscalité 2026
Taxe d’habitation et taxes foncières
Taux de CFE
Bases mini de CFE
Produit GEMAPI 2026
Vote des budgets primitifs 2026
Budget principal ;
Budget annexe du SPANC ;
Budget annexe des logements ;
Budget annexe REOMi ;
Fongibilité des crédits
Avenant convention RPE (Relais Petite Enfance) CCIDL et CD24
Avenant à la convention association CLSH Mussidan
Avenant à la convention association les Canailloux
Convention annuelle Pays de l’Isle (cf. DROPBOX)
Adhésion à Périgord Développement et Initiatives
Modification de la THLV
Subventions MSA (Grandir en Milieu Rural)
Questions diverses
Compte rendu de la commission urbanisme du 11 mars 2026
Monsieur le vice-Président fait le compte rendus de la réunion :
Aurore Bergé du bureau d’études TOPONYMY a présenté les grandes étapes de la procédure d’élaboration du document d’urbanisme, expliquant que l’équipe se trouve actuellement dans la phase d’état initial de l’environnement et de diagnostic socio économique. Elle a détaillé le contenu du diagnostic, notamment l’analyse de la consommation d’espace, la capacité de densification des espaces bâtis, et l’analyse paysagère, tout en mentionnant les efforts de participation des communes incluant une commission Urbanisme et un groupe de travail PLUi.
Le diagnostic va comprendre :
Partie 1. Contexte législatif
Partie 2. Etat Initial de l’Environnement
Partie 3. Diagnostic territorial
Partie 4. Habitat
Partie 5. Diagnostic agricole
Elodie POCERO, du bureau d’étude ADEQUATION, en visio, a présenté les principales conclusions du diagnostic spécifique à l’habitat.
Elle a souligné la stabilité résidentielle et les défis liés au renouvellement générationnel des logements. Elle a expliqué que le marché de l’ancien est orienté vers les maisons individuelles avec des prix attractifs mais qui ne correspondent pas aux capacités financières de tous les ménages.
La structuration démographique est assez semblable à celle du département.
Les ménages sont majoritairement propriétaires, de grandes maisons et installés sur le territoire depuis plus de 10 ans
A noter une forte concentration de la vacance à Mussidan, et une vacance plus dispersée dans les autres communes de l’EPCI
M. OLLIVIER a exprimé des réserves sur la présentation, contestant la perception des logements vacants et la facilité de rénovation, suggérant que le diagnostic devait être retravaillé pour mieux refléter la réalité du territoire. Elodie POCERO a accepté de retravailler le diagnostic en tenant compte des contraintes foncières et a mentionné que les données des carnets communaux seraient utilisées pour mieux refléter la réalité du territoire.
Elle a poursuivi en illustrant de graphiques :
Des nouveaux arrivants composés principalement de petits ménages locaux actifs, majoritairement locataires en maison
Les actifs du territoire travaillent majoritairement en dehors de la CCICP, en grande partie vers Bergerac et Périgueux
Une production de logements faible qui dépasse rarement les 40 logements commencés par an et orientée majoritairement sur de l’individuel pur
Un marché de l’ancien tourné vers l’individuel et des ventes qui marquent le pas depuis 2023
Un cœur territorial très ancien et une partie ouest traduisant des dynamiques résidentielles plus récentes
Présence de quelques constructeurs de maisons individuelles sur le secteur proposant des projets maison et terrain entre 180K€ et 230K€ hors frais de notaire
Un marché locatif en collectif concentré à Mussidan. Une offre moindre en individuel marqué par de plus fortes tensions
Un parc social vieillissant dominé par du T3-T4
Une tension globale moins forte qu’à l’échelle du département mais un déséquilibre très marqué sur les petits logements
La demande est très forte en petits logements, or ils sont très rares
Enjeu majeur : Un territoire globalement peu équipé en structures pour personnes âgées
Un marché de l’ancien dont les prix permettent de desservir la plupart des ménages locaux
L’offre présente (location ou accession) est accessible pour une bonne partie des ménages mais il faut les réhabiliter et les transformer en petits logements
Un marché locatif en revanche moins accessibles pour les habitants de la CCICP
Ce marché est moins accessible, manque de locatif, les loyers sont plus élevés que la capacité des ménages
Globalement les élus ne sont pas satisfaits des premières conclusions du diagnostic habitat et ne reconnaissent pas leur territoire.
Ils souhaitent que soit accentué le fait que Mussidan est très petit en surface et ne permet pas de construire d’autres logements du fait de l’absence de reste à bâtir sur cette commune
Les élus souhaitent que soit repris le compte de logements vacants qui ne correspond pas aux chiffres LOCVAC, INSEE ou DDFIP.
De plus les diagrammes présentés ne sont pas assez commentés pour traduire la réalité du diagnostic habitat de la CCICP.
Aurore Bergé du bureau d’études TOPONYMY, a ensuite présenté un diagnostic territorial pour la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord, couvrant une surface de 429 km² avec 14 500 habitants. Elle a expliqué les politiques de densification des zones urbanisées, la loi Zéro artificialisation nette du 20 juillet 2023, et les objectifs de réduction de l’artificialisation des sols avec des objectifs de -52% pour 2011-2021 et -30% pour 2021-2031. Aurore Bergé a également détaillé les fiches d’identité des communes qui mettent en évidence la diversité du territoire, les richesses patrimoniales et les enjeux prioritaires, notamment la préservation des zones constructibles pour accueillir de nouvelles familles et la protection du paysage rural.
Les élus ont débattu sur la loi Climat : Aurore Bergé a expliqué que la loi s’applique de manière uniforme sur tout le territoire national en se basant sur la consommation passée, ce qui peut paraître en effet injuste pour les communes rurales.
Les fiches identité des communes issues des carnets communaux n°1 ont été commentées par Alicia FUSS du bureau d’études TOPONYMY.
Elle a détaillé la géographie du territoire, qui comprend trois unités paysagères marquées : la vallée de l’île, le plateau du Double et du Landais, et le Périgord Central.
Aurore Bergé a présenté le patrimoine protégé du territoire, comprenant 23 monuments historiques et un patrimoine paysager riche. Elle a identifié les principaux risques prégnants comme les feux de forêt, le retrait-gonflement des argiles et les inondations.
Jean Baptiste ROUSSEAU d’ECR a fait la présentation de l’état initial de l’environnement.
Il a présenté le milieu naturel, décrivant les grands types de zonage incluant les réseaux hydrographiques Natura 2000 et les espaces naturels sensibles.
Il a présenté les avantages écologiques de la CCICP, notamment son massif forestier diversifié et son réseau bocager fonctionnel. Il a expliqué la distinction entre les réservoirs de biodiversité et les corridors de biodiversité, identifiant les milieux forestiers comme réservoirs principaux et les réseaux hydrographiques comme corridors importants. Il a indiqué que l’analyse se concentre sur l’identification des réservoirs et corridors de biodiversité dans l’intercommunalité.
En milieu artificiel, le patrimoine ancien offre des refuges pour de nombreuses espèces, la capacité d’accueil de la CCICP est importante en terme de biodiversité.
Alicia FUSS a exposé le fonctionnement de la CCIP et ses centralités
Centralités principales : Mussidan et Villamblard
Pôles relais principaux : Saint-Médard-de-Mussidan, Saint-Front-de-Pradoux et Eyraud-Crempse-Maurens
Pôles relais secondaires : Saint-Laurent-des-Hommes et Douville
Aurore BERGER a présenté un diagnostic complet du territoire, couvrant les mobilités douces, la démographie, l’économie et l’architecture. Elle a souligné que le développement des mobilités alternatives et la signalétique piétonne sont nécessaires, que la population vieillit et que la taille des ménages diminue, nécessitant une adaptation de l’offre de logements.
L’économie du territoire se caractérise par une stabilité de l’emploi et une agriculture marginale, avec des défis liés au développement local et à l’attractivité économique. Aurore Bergé a également détaillé les espaces publics et les zones d’activités économiques, ainsi que l’identité architecturale forte du territoire marquée par l’utilisation de matériaux locaux comme la pierre calcaire et la tuile canal.
Aurore Bergé a présenté l’analyse de la consommation d’espace pour le territoire intercommunal, expliquant que les données actuelles indiquent une consommation passée d’environ 79 hectares avec une projection de 39,5 hectares d’ici 2031. L’équipe a identifié un besoin d’actualiser les données des permis de construire et d’explorer les données du portail Nafu pour affiner les chiffres. Aurore Bergé a souligné l’importance de valider la méthode de calcul avec la DDT avant d’aller plus loin dans l’analyse, notant que le diagnostic agricole révèle 8 140 hectares sur le territoire intercommunal.
Aurore Bergé a présenté l’analyse de la trame urbaine sur le territoire intercommunal, regroupant les communes en quatre catégories : centres structurants, tissu urbain consolidé, tissu urbain diffus et développement rural. Elle a expliqué le processus d’identification des trames urbaines basé sur les critères du code de l’urbanisme, notamment la distance minimale entre bâtiments et la définition d’un hameau. Aurore Bergé a souligné que bien que toutes les trames identifiées ne seront pas nécessairement développées, il est important de fournir des retours sur le potentiel de densification pour la phase suivante du diagnostic.
Les élus ont débattu sur l’étude densification, il est à noter que le PLUi de Sarlat est notamment annulé parce que le tribunal a relevé que l’analyse de la consommation des sols sur les dix dernières années précédant l’approbation du PLUi est surestimée.
Aurore Bergé a synthétisé les données socioéconomiques de la CCICP :
Une population en croissance globale mais des dynamiques locales contrastées une augmentation globale d’environ 26% et plus de 3000 habitants supplémentaires entre 2011 et 2022
5 communes dont 3 autour de Mussidan concentrant 40% de la population totale
Une population majoritairement vieillissante
La taille des ménages en diminution
Baisse du nombre de retraités ou préretraités – 31,9% traduisant un renouvellement générationnel et une population tournée vers l’activité
Villamblard enregistre le taux d’actifs le plus élevé 79,6% et Mussidan le taux de chômage le plus élevé 12,6%
Une stabilité de l’emploi mais une mobilité domicile-travail en hausse traduisant une mobilité croissante des actifs
Les emplois sont majoritairement salariés et se concentrent dans les services et le secteur public, suivis du commerce, de la construction et de l’industrie, l’agriculture restant marginale (4%)
En 2024, 176 créations d’entreprises, dominées par les entreprises individuelles, qui représentent plus des trois quarts du total 77,3 %
Aurore Bergé a synthétisé les données économiques de la CCICP :
3918 places de stationnements sur 12 ha (65% des capacités de stationnements réparties sur 5 communes)
Un potentiel de mutualisation important
Des espaces dédiés à l’activité économique disparates (3 ZAE au Nord du territoire, 1 au Sud, 3 scieries)
Des sites économiques disséminés sur le territoire
Aurore Bergé a présenté le diagnostic agricole du territoire, soulignant une agriculture diversifiée avec 13 communes pratiquant la polyculture et polyélevage, mais notant une diminution de la surface agricole utilisée de 9 582 hectares en 2010 à 9 279 hectares en 2020. Elle a expliqué que le territoire fait face à des pressions foncières et au mitage qui fragmentent les parcelles, ce qui fragilise les exploitations.
Des questions ont été posées concernant la trame de l’Isle et les zones humides, auxquelles Aurore Bergé a répondu qu’elles seraient prises en compte dans le diagnostic.
Les comptes en détail ont été présentés lors du précédent conseil communautaire, le trésor public ayant repris ses activités normalement depuis, les CFU ont pu être produits et l’assemblée peut donc délibérer sur les CFU 2025 et BP 2026.
Approbation du compte financier unique 2025 du budget de la communauté de communes
Le compte financier unique 2025 de la Communauté de Communes Isle et Crempse en Périgord établi avec Monsieur le Comptable Public présente un excédent global de clôture de 3 176 043.24 Euros. La section d’investissement est excédentaire de 268 709.63 €.
Budget Principal
FONCTIONNEMENT
INVESTISSEMENT
ENSEMBLE
Dépenses ou
Recettes ou
Dépenses ou
Recettes ou
Dépenses ou
Recettes ou
Déficit
Excédent
Déficit
Excédent
Déficit
Excédent
Résultats reportés
2 098 219,98
457 445,49
0,00
1 640 774,49
Opérations de l’exercice
3 666 954,27
4 744 777,53
711 954,94
1 438 110,06
0,00
6 182 887,59
TOTAUX
3 666 954,27
6 842 997,51
1 169 400,43
1 438 110,06
0,00
7 823 662,08
Résultats de clôture
0,00
3 176 043,24
284 637,09
268 709,63
Restes à réaliser
0,00
0,00
TOTAUX CUMULES
3 666 954,27
6 842 997,51
1 169 400,43
1 438 110,06
0,00
7 823 662,08
RESULTATS DEFINITIFS
0,00
3 176 043,24
0,00
268 709,63
0,00
7 823 662,08
Il est proposé au Conseil communautaire d’approuver le Compte financier unique 2025 du budget de la communauté de communes.
La Présidente quitte la séance pour les votes des comptes.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Budget principal : Affectation des résultats 2025 au BP 2026
La Présidente quitte la séance pour les votes.
Monsieur le 1er vice-président propose d’affecter la somme de 3 176 043.24 € en report positif à la section de fonctionnement.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe du SPANC et du compte de gestion
La Présidente quitte la séance pour les votes des comptes.
Le compte financier unique 2025 établi avec Monsieur le Comptable Public présente un excédent global de clôture de 59 506.85 Euros.
Monsieur le 1er vice-président propose en conséquence d’affecter la totalité de cette somme en report en recettes de la section de fonctionnement ligne 002.
Il est proposé au Conseil communautaire d’approuver le compte financier unique 2025 du budget annexe SPANC de la communauté de communes.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe des logements sociaux
La Présidente quitte la séance pour les votes des comptes.
Le compte financier unique 2025 établi avec Monsieur le Comptable Public présente un excédent global de clôture de 145 341.07Euros.
Budget Logements sociaux
DEPENSES
RECETTES
SOLDE
TOTAL
Fonctionnement
46 093,19
175 428,46
129 335,27
249 775,93
Report
120 440,66
120 440,66
Investissement
107 991,79
112 591,17
4 599,38
-104 434,86
Report
109 034,24
-109 034,24
TOTAL
263 119,22
408 460,29
145 341,07
Il est proposé au Conseil communautaire d’approuver le Compte financier unique 2025 du budget annexe des logements de la communauté de communes.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Budget annexe logements sociaux : Affectation des résultats 2025 au Budget primitif 2026
Le Compte financier unique de l’exercice 2025 fait apparaître un résultat excédentaire de fonctionnement de clôture au 31/12/2025 de 249 775.93 €
Monsieur le 1er vice-président propose en conséquence d’affecter 104 434.86 € à la section d’investissement et 145 341,07 € en report à la section de fonctionnement.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Approbation du compte financier unique 2025 du budget annexe de la redevance ordures ménagères incitative
La Présidente quitte la séance pour les votes des comptes.
Le compte financier unique 2025 établi avec Monsieur le Comptable Public présente un excédent global de clôture de 581 342.16 Euros
Monsieur le 1er vice-président propose en conséquence d’affecter la totalité de cette somme en report en recettes de la section de fonctionnement ligne 002.
Il est proposé au Conseil communautaire d’approuver le Compte financier unique 2025 du budget annexe REOMi de la communauté de communes.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Vote des taux communautaires pour l’année 2026
Madame la Présidente propose une augmentation de la THRS uniquement :
– Taxe d’habitation RS : 4.74 %
– Foncier Bâti : 3.83 %
– Foncier non Bâti : 19.36 %
Après en avoir délibéré, le Conseil communautaire,
Vote les taux proposés par Madame la Présidente
Autorise Madame la Présidente à signer tous les documents correspondants.
Madame Aygline OLLIVIER et M. SIGURET s’abstiennent.
Vote de la CFE
Le Conseil a décidé d’appliquer le mécanisme de lissage des taux dans les conditions prévues à l’article 1636 B sur 12 ans depuis 2017, date de la fusion des 2 CDC antérieures, pour le taux de CFE avec pour un taux cible y compris la CFE de la zone de Les Lèches. La DDFIP établit elle-même les lissages par commune.
Le conseil communautaire propose à l’unanimité de laisser le taux le CFE cible à 25.91%
Il charge Madame la Présidente de notifier cette décision aux services préfectoraux.
Fixation du montant d’une base servant à l’établissement de la cotisation minimum
Madame la présidente expose qu’en 2017 le conseil communautaire a décidé de fixer le montant d’une base servant à l’établissement de la cotisation minimum. Elle précise que ce montant doit être établi selon un barème composé de six tranches établies en fonction du chiffre d’affaires ou des recettes.
Les membres de la commission finances proposent d’augmenter les bases minimum.
En conséquence, il est proposé les bases suivantes :
Montant du chiffre d’affaires ou des recettes
Montant de la base minimum
< ou = 10 000 €
589
> 10 000 € >= 32 600 €
1035
>32 600 € >= 100 000 €
1066
> 100 000 € >= 250 000€
1302
> 250 000 € >= 500 000 €
1773
> 500 000 €
3198
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Fixation du produit de la taxe GEMAPI
Vu l’instauration de la taxe GEMAPI en date du 19 septembre 2022 ;
Madame la Présidente expose les dispositions de l’article 1530 bis du code général des impôts permettant au conseil communautaire d’instituer une taxe pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations.
Madame la Présidente expose sont que sont prévus en 2026 pour le côté SBMI :
Approche bassin versant dont Zones humides :
Inventaires zones humides sur des secteurs cibles
Application de nombreux plans de gestion de zones humides et poursuite des acquisitions (Les Anguilles, la Roche, Jonies, La Petite Grave, Le Laquin, la France Nord, les Lèches, Douville, etc.)
Animation des sites Natura 2000 Vallées de la Double et Vallée de l’Isle
Restauration des trames Vertes Bleues : poursuites des animations auprès des acteurs de terrain et élus. Portage d’actions en faveur des trames verte et bleue dont le projet Duellas Cœur de Biodiversité
Animation de territoire : réponses aux propriétaires demandeurs
Approche rivière
Restauration de cours d’eau, étude préalable à des travaux sur la Beauronne des Lèches secteur de Bassy
Animation territoriale en vue de restaurer le cours de la Beauronne des Lèches et les zones humides attenantes, secteur des Jaunies
Restauration de cours d’eau, étude préalable à la Crempse dans Mussidan
Restauration et entretien d’annexes hydrauliques
Accompagnement des propriétaires de seuils de moulins
Restauration de la continuité écologique, seuil de la Veyssière de Monnerie
Projet 7ème continent : lutte contre les déchets plastiques sauvages
Animation de territoire : réponses aux propriétaires demandeurs
Repères de crues sur les secteurs à PPRI
Amélioration de la connaissance et sensibilisation sur le sujet des cours d’eau à l’étiage
Biodiversité
Co-portage de l’ABC de la CCICP, finalisation de l’ABC Entre Isle et Double
Accompagnement à la SLB
Restauration des continuités écologiques sur les ouvrages de franchissement (routes en faveur des mammifères)
Lutte contre les espèces exotiques envahissantes (jussies, renouée, balsamines, ragondins, grenouille taureau, etc.)
Amélioration des connaissances (odonates notamment)
Education à l’environnement
MaisonS de la Rivière (Sites définis, ALSH, médiathèques, bibliothèques)
Animation d’une conférence extraordinaire D’une Rive à l’autre
Animation de la malle rivière auprès des primaires et collégiens dont mobilisation d’outils comme l’aire éducative terrestre
Animation du Parlement d’Isle et des semaines au Fil d’Isle
Et pour le côté CAB :
Commission Caudeau :
Finalisation du programme de Gestion du bassin du Caudeau – solde de l’étude ;
Etude pour la restauration de la zone humide de Lamonzie-Montastruc ;
Accompagnement des riverains et élus des communes sur les modalités de gestion et d’aménagement des cours d’eau, Plans d’eau, Zones humides, etc..
(Visites de terrain et conseils réalisés sur sollicitation).
Commission Eyraud/Gouyne :
Poursuite de l’élaboration du plan de gestion du bassin versant de l’Eyraud par le Bureau d’étude CEREG – demande de participation de 50 % de l’autofinancement (Phase de prospection terrain terminée fin 2025, COPIL à venir puis Phase de hiérarchisation des enjeux) ;
Accompagnement des riverains et élus des communes sur les modalités de gestion et d’aménagement des cours d’eau, Plans d’eau, Zones humides, etc. ;
(Visites de terrain et conseils réalisés sur sollicitation).
Vu l’article 1530 Vu bis du code général des impôts, Le conseil communautaire, après en avoir délibéré, décide à l’unanimité d’arrêter le produit de la taxe pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations à 50 000 € et charge la Présidente de notifier cette décision aux services préfectoraux.
Budget Primitif 2026 du budget principal
Le budget primitif pour l’année 2026, proposé par Madame la Présidente au vote du Conseil communautaire, s’équilibre en dépenses et en recettes.
La section de fonctionnement correspond à un montant de dépenses de 5 640 416.95Euros et 6 533 813,16€ de recettes et la section d’investissement est arrêtée à la somme de 2 395 490.49Euros.
Le budget primitif est voté par chapitre.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Budget Primitif 2026 du budget annexe du SPANC
Le budget primitif pour l’année 2026, proposé par Madame la Présidente au vote du Conseil communautaire, s’équilibre en dépenses et en recettes à la somme de 93 905.67 Euros.
Il n’existe pas de section d’investissement sur ce budget.
Le budget primitif est voté par chapitre.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Budget Primitif 2026 du budget annexe des logements sociaux
Le budget primitif pour l’année 2026, proposé par Madame la Présidente au vote du Conseil communautaire, s’équilibre en dépenses et en recettes.
La section de fonctionnement correspond à un montant de dépenses de 227 200.97 Euros et 307 304.24 € en recettes et la section d’investissement est arrêtée à la somme de 242 298.84 Euros.
Le budget primitif est voté par chapitre.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
Budget Primitif 2026 du budget annexe REOMi
Le budget primitif pour l’année 2026, proposé par Madame la Présidente au vote du Conseil communautaire, s’équilibre en dépenses et en recettes à la somme de 2 809 628 Euros.
Il n’existe pas de section d’investissement sur ce budget.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité.
M. TOMSKI demande si nous avons reçu la réponse du SMD3 concernant le report positif (cf. conseil communautaire précédent) : Madame la Présidente fait la lecture de l’email reçu du SMD3 :
« En fait cet excédent correspond aux sommes non recouvrées de REOMI, ces sommes n’étant pas encaissées, comme le stipule la convention, nous ne pouvons pas les reverser au SMD3.
Nous effectuons quelques provisions en 6817 pour créances éteintes mais nous ne pouvons pas provisionner la totalité des restes à recouvrer.
Le seul moyen de gommer cet excédent serait que la CCICP prenne une ligne de trésorerie permettant de reverser la quasi-totalité de la REOMI au titre de l’exercice en attendant les encaissements réels, cependant ce n’est pas l’esprit de la convention.
Sont reversées que les sommes réellement encaissées d’où la différence entre les titres émis et les mandats au 6288. »
Fongibilité des crédits budgétaires dans le cadre de l’application de la nomenclature comptable M57
Considérant que la nomenclature comptable M57 donne la faculté au Conseil communautaire de déléguer à la Présidente ou au 1er vice-Président la possibilité de procéder à des mouvements de crédits entre chapitres à l’exclusion des dépenses de personnel dans la limite de 7,5% du montant des dépenses réelles de chacune des sections ;
Considérant que Madame la Présidente informera le conseil communautaire de ces mouvements de crédits lors de sa plus proche séance ;
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité la fongibilité des crédits.
Conventions pour la gestion du Relais Petite Enfance
Vu la délibération de la CCICP du 29 juin 2017 pour la gestion du Relais Petite Enfance ;
Vu le BP 2026 de la CCICP ;
Un comité de pilotage avec la CCIDL est prévu courant juin 2026 ;
Madame la Présidente sollicite l’assemblée pour l’autoriser à signer 2 conventions pour l’année 2026, le budget prévisionnel établit la participation de chaque communauté à 0.11 € par habitant.
Les délégués communautaires autorisent à l’unanimité la Présidente à signer avec la CDC Isle Double Landais et le département les conventions du RPE pour l’année 2026.
Double Landais cet avenant pour l’année 2026.
Avenant à la convention avec l’association du centre de loisirs de Mussidan
Vu le budget prévisionnel 2026 des 2 projets ci-joints ;
L’association soumet un budget total de 420 367.65 € pour les 2 actions, portant la subvention à 141 056 € annuels (centre de loisirs du Mussidanais) et pour l’action 2 à 43 000 € (CAS’ADO).
Madame la Présidente sollicite l’assemblée pour l’autoriser à signer la convention ci-joint. Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité et autorisent Madame la Présidente à signer.
Convention crèches association les Canailloux
Vu le budget prévisionnel 2025 des 2 projets ci-joints ;
L’association pour les enfants Les Canailloux propose pour 2026 à la crèche de Beauregard et Bassac un coût global de 560 069.26 € et pour Issac de 381 716.10 €.
Madame la Présidente propose de contribuer à hauteur de 148 000 € pour l’action 1 et 104 000 € pour l’action 2.
Madame la Présidente sollicite l’assemblée pour l’autoriser à signer la convention ci-joint.
Les délégués communautaires approuvent à l’unanimité et autorisent Madame la Présidente à signer.
Convention financière avec le Syndicat Mixte du Pays de l’Isle en Périgord
Vu la délibération du 23 janvier 2017, validant l’adhésion au Syndicat du Pays de l’Isle en Périgord,
Vu le BP 2026,
Madame la Présidente expose qu’il convient de signer la convention financière avec le Syndicat précisant les compétences transférées à celui-ci ainsi que les actions à réaliser en 2026.
Ce partenariat se traduit par une participation financière pour l’exercice 2026, qui se décompose de la façon suivante :
Dotation de fonctionnement (chapitre 14) : 35 812 €
Les membres du Conseil communautaire à l’unanimité, autorisent la Présidente à signer cette convention financière, tout document se rapportant à ce dossier ; le montant de la contribution de la Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord est inscrit au budget 2026.
Convention été actif avec le conseil départemental
Vu les travaux préparatoires menées avec les services du conseil départemental,
Madame la Présidente sollicite l’assemblée pour l’autoriser à signer la convention pour la répartition des frais engendrés par l’été actif. Le reste à charge pour l’ensemble de l’été est variable selon la fréquentation aux activités. Les délégués communautaires autorisent Madame la Présidente à l’unanimité.
Adhésion Périgord Initiative et Périgord Développement
Vu la commission des finances du 20 novembre 2025,
Madame la Présidente sollicite l’assemblée pour l’autoriser à signer tout document nécessaire à l’adhésion de la Communauté de Communes à Périgord Initiative et à Périgord Développement. Le coût de ces adhésion est pour info en 2026 : 3 316 € pour Périgord Initiative et pour Périgord Développement 2 866 €. Ces adhésions sont inscrites au BP 2026.
Les délégués communautaires autorisent Madame la Présidente à l’unanimité.
Taxe sur la vacance des locaux d’habitation (THLV)
Vu notre délibération en date du 19 septembre 2022 instituant une taxe d’habitation sur les logements vacants,
La Loi de Finances pour 2026 introduit une réforme structurelle de la fiscalité appliquée aux logements vacants. L’ article 27 ter prévoit la création d’une taxe unique, la Taxe sur la Vacance des Locaux d’Habitation (TVLH), destinée à remplacer les dispositifs actuels (TLV et THLV) à compter du 1er janvier 2027. Le produit de cette taxe sera directement affecté au budget des communes ou des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Auparavant, l’Etat percevait les recettes de la TLV et les collectivités celles de la THLV, lorsqu’elles l’avaient instaurée.
Madame la Présidente rappelle que dans le cadre de petites villes de demain et de l’ORT, les délégués communautaires ont acté la nécessité de dynamiser les principaux centres bourgs afin de permettre la remise en location de logements vétustes ou vacants et que la politique de la CCICP tend à une rationalisation des biens immobiliers de son territoire, facilitant ainsi le passage au ZAN.
Vu l’article 1406 bis du code général des impôts, le conseil communautaire, après en avoir délibéré, décide à l’unanimité d’assujettir les logements vacants à cette taxe et charge la Présidente de notifier cette décision aux services préfectoraux.
Subventions MSA Grandir en Milieu Rural
Madame la vice-Présidente rappelle le projet fri for mobberi :
Cette méthode vient du Danemark, la ligue en détient les droits depuis 2018, l’université Paris 8, évalue l’impact de cette méthode dans 255 établissement depuis 2025.
La CCICP souhaite lancer l’expérimentation de cette méthode pour les 3 à 6 ans à destination des professionnels volontaires en lien avec les enfants.
Cette méthode existe aussi pour les 0 3 ans (les crèches et RPE de notre CDC sont intéressées).
La méthode 6 9 ans est en cours de construction.
Elle est développée dans une dizaine de pays européens : il s’agit de développer les compétences psychosociales des enfants. Les adultes ont remarqué que les enfants sont plus attentifs. Il faut une communauté sécure et bienveillante autour d’eux. Cela permet de réduire le taux de harcèlement chez les enfants (expérience réussie du Danemark).
Les enseignants d’Issac et Villamblard se sont déclarés partants pour se former et tester cette méthode dès Festi Familles.
Cette méthode utilise une mascotte, les enfants ont très bien adopté l’ami OURS, non genré, non nommé.
Dans le cadre de la convention territoriale globale que nous menons avec la CAF, la MSA et les partenaires du territoire, nous avons proposé de participer à cette expérimentation contre le harcèlement et pour le bien vivre ensemble en MAM et crèche, en écoles mais aussi en centres de loisirs et garderies, cantines. Notre questionnaire a séduit et de nombreuses personnes nous ont répondu favorablement.
En janvier 2026 nous avons commencé par 3 formations -3-6 ans- auprès d’une 40aine de personnes de tous horizons (instituteurs, ATSEM, cantinières, agents périscolaire, animateurs, club de théâtre).
En avril 2026 nous accueillons une stagiaire en MASTER innovation des territoires pour 3 mois chargée de communiquer, coordonner les acteurs, participants et d’écrire un scénario pour que cette expérimentation puisse vivre dans le temps sans s’essouffler (c’est dans plusieurs années que nous en verrons les impacts).
En mai 2026, nous ferons les 3 formations -0-3 ans- auprès des partenaires (la CAF financera les journées pédagogiques dédiées aux 3 crèches).
Madame la Présidente rappelle que nous travaillons avec les partenaires institutionnels et associatifs pour la Convention Territoriale Globale et plus particulièrement pour expérimenter la méthode danoise Fri for Mobberi pour le bien vivre ensemble dans les crèches, centres de loisirs et écoles. Elle propose à l’assemblée de solliciter la MSA pour un financement pour le coopérateur CTG (2500 €) et pour le lancement de cette expérimentation (3400€).
Les élus autorisent Madame la Présidente à signer tout document nécessaire à l’octroi de ces subventions.
Questions diverses
Madame la vice-Présidente chargée de l’enfance, jeunesse et seniors, remercie les membres de la commission enfance jeunesse seniors et le personnel de la CCICP qui œuvre dans les domaines de l’enfance et de la jeunesse.
Madame la Présidente a été fière de représenter le territoire depuis 2008 pour la partie Villamblardaise et 2017 pour la CCICP, seule femme parmi les Présidents de CDC en Périgord. Elle est fière des élus qui savent tirer le meilleur, notamment les vice-Présidents, elle remercie les élus et l’ensemble du personnel pour leur investissement.
Elle ne se représentera pas à la Présidence, mais sera toujours à la Communauté de Communes, puisque Maire de St Jean d’Estissac. Elle accompagnera les prochains élus avec plaisir et salue les collègues qui ont choisi de ne pas se représenter.
Monsieur le Maire de St Front de Pradoux remercie la Présidente, elle a permis le mariage de deux CDC en douceur, les finances sont saines et cela augure d’un bon démarrage pour la suite.