UNE SITUATION JURIDIQUE PRÉCAIRE pour les chemins ruraux
Par définition, un chemin rural appartient au domaine privé de la commune : il doit être affecté à l’usage du public, et ne doit pas être classé par la commune en tant que voie communale. Il fait donc partie du domaine non cadastré, c’est à dire passant entre des parcelles privées. Sur le cadastre, on le distingue (ligne blanche n’appartenant à aucune parcelle).
Si la voie communale (statut créé en 1959) est imprescriptible, inaliénable et fait l’objet d’une obligation d’entretien, le chemin rural peut être cédé par la commune et faire l’objet d’une prescription acquisitive trentenaire. Son entretien n’est pas obligatoire, mais le maire à obligation d’assurer la continuité de la circulation publique.
La loi du 22 juillet 1983 a instauré un statut de protection des chemins ruraux, au travers de leur inscription possible au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR).
La loi 3DS adoptée les 8 et 9 février 2022 (différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification), a complété en permettant des échanges et de lever la prescription trentenaire pendant 2 ans au maximum le temps de réaliser le recensement de ces chemins ruraux.
Le recensement des chemins ruraux est une opération difficile
Les maires de nos 25 communes ont débattu ce sujet en 2023, certains souhaitent se lancer dans cette définition et utiliser la possibilité que laisse la loi 3 DS de les recenser.
Comment recenser les chemins ruraux ?
Nous souhaitons créer une cartographie précise de ces chemins à l’aide de QGIS et de l’application QFIELD, bâti avec l’ensemble des données (scan25, BDtopo, orthophoto, cadastre, données des PDIPR et des pistes DFCI), et caractériser ces chemins ruraux in situ notamment leur état. Un tracé est généré à chaque parcours afin d’enrichir la donnée attributaire sur le terrain et mettre en évidence le passage réel du chemin sur le terrain.
Nos ressources
Nous avons testé sur un chemin l’utilisation de l’application Qfield accompagnés des élus de St Martin des Combes et St Georges de Montclar, et validé l’intérêt de celle-ci.
Lucie notre apprentie démarre le premier travail de comparaison des données (cadastre / BDtopo) afin de définir la première trace de ces chemins.
Nous accueillons Clément en stage de Master 2 en cartographie/géomatique (spécialité Cartographie des Espaces à Risque) de l’Université de Nantes à partir de juin et il va se consacrer entièrement à ce travail.