Le mercredi 1er juillet a eu lieu une journée consacrée à la stratégie locale pour la biodiversité, dans la commune de Villamblard. Deux temps forts dans la journée :
- une matinée animée par Emilie PERIE, responsable Stratégies Locales de Biodiversité (SLB) à l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB)
- une après-midi consacrée à la présentation du diagnostic de la SLB, animée par moi, Manon MOREAU, stagiaire à la CCICP et élève en Master dans l’aménagement et l’environnement
Fresque de la biodiversité
Emilie PERIE a proposé de découvrir et de travailler le thème de la biodiversité avec les nouveaux élus grâce à une fresque. Différents « apéros » étaient proposés pour introduire le sujet. C’était un moyen de comprendre des écosystèmes différents ainsi que les perturbations qu’ils pouvaient subir. Nous avions à disposition des photos d’espèces animales et végétales ainsi que de milieux que nous devions connecter, puis des phénomènes d’origine humaine venaient bouleverser les écosystèmes et nous devions en comprendre les causes et conséquences. Par exemple, nous avons travaillé sur un écosystème marin (en Caroline du Nord) pour finir par un écosystème campagnard (dans nos campagnes françaises).
Cela nous a également permis de voyager ! Est ensuite venu le temps de commencer à composer la fresque. Emilie PERIE nous donnait des photos au compte-goutte avec pour objectif de les placer dans un ordre logique : par exemple nous recevions une carte sur la formation des sols et une carte sur l’agriculture, ainsi nous devions placer la carte sur la formation des sols avant.

Nous avons complété la fresque puis avons comparé avec celle de la table d’à côté, pour voir si nous avions eu le même cheminement de pensées. Au final, nous avions une idée globale semblable mais les deux fresques présentaient cependant plusieurs disparités, ce qui était très intéressant à observer.

Collectif Espèces Invasives
La deuxième partie de la matinée était consacrée à la présentation du Collectif Espèces Invasives par le bureau d’études Alga médiation. Après une présentation des objectifs de ce collectif ainsi que du calendrier de la démarche, les élus et partenaires ont répondu à des questions permettant d’affiner la définition du terme « espèces invasives » et de réfléchir à la communication auprès du grand public et de comment rassembler les personnes autour de ce collectif. Les débats furent enrichissants et des idées concrètes en ressortirent.
Présentation du diagnostic de la Stratégie Locale pour la Biodiversité
L’objectif de cette présentation était d’introduire le diagnostic aux élus et partenaires, sous un format interactif. C’était également l’occasion de recueillir leur avis sur les points à améliorer et sur les données à ajouter. Ce diagnostic est voué à évoluer dans le temps et à changer en fonction des modifications du territoire.
Afin de lancer le sujet, les élus et partenaire ont dû répondre à une question en une seule phrase, de manière anonyme et personnelle : Pourquoi protéger la nature ? Ce qui, en apparence, semble être une question toute simple conduit en réalité à une réflexion plus profonde sur nos motivations pour préserver la planète sur laquelle nous vivons. Voilà quelques réponses qui en sont ressorties : « Un monde sans nature c’est un monde sans vie et triste » ; « La nature n’a pas besoin de nous, ce n’est donc pas la nature que l’on protège mais nos conditions de survie en temps qu’espèce » ; « Protéger la nature c’est protéger le vivant humain et non-humain »…
S’en est suivi un focus sur les services écosystémiques, les services offerts gratuitement par les écosystèmes aux humains, avec des exemples à l’appui (zones humides, pollinisation, stockage de carbone par les forêts).
Puis est venu le temps de parler de la faune et de la flore menacées sur le territoire. La liste d’espèces présentées était loin d’être exhaustive et n’avait été élaborée que sur la base des animaux aux statuts de protection plus élevés. Le Fadet des laîches, le Vison d’Europe et le Moineau friquet ont été évoqués.
La partie d’après était consacrée aux questions restées sans réponses dans le diagnostic. Certains éléments n’avaient pu être trouvés ou alors les données n’était pas vérifiables, aussi c’était le moment d’essayer de combler ces vides avec l’expertise des élus et des partenaires. Les sujets des carrières, des captages d’eau ainsi que des pollutions aquatiques, des écrevisses de Louisiane et des friches agricoles/industrielles/urbaines ont été évoquées. Les discussions furent enrichissantes.
Ensuite une présentation des trois habitats majoritaires du territoire, à savoir les forêts ; les plaines et milieux ouverts ; et les zones aquatiques et semi-aquatiques, a eu lieu. Suite à la description de chacun de ces habitats et des menaces qui pesaient, les élus et partenaires ont dû placer sur de grandes cartes, les zones qu’ils pensaient soumises à des plus fortes pressions et donc à protéger.
Enfin la dernière partie a porté sur les plans d’actions nationaux, régionaux, départementaux ou territoriaux auxquels la SLB pourrait se rattacher pour le futur plan d’actions. Là encore, des idées très intéressantes en ressortirent, et des noms de partenaires et d’associations avec qui nous pourrions également travailler furent évoqués.
En résumé, cette journée a permis de rassembler élus et partenaires autour du sujet de la Stratégie Locale pour la Biodiversité. La prochaine étape concerne la communication de cette stratégie ainsi que l’élaboration des objectifs et du plan d’actions, par Léna Roumiguière, étudiante ingénieure à l’AgroToulouse et en stage à la CCICP à partir de juillet.
