La prolifération de l’herbe de la pampa : une menace pour la biodiversité locale
Les premières inflorescences de l’herbe de la pampa (Cortaderia selloana) ont fait leur apparition, marquant le début d’une période préoccupante pour notre environnement. Originaire d’Amérique du Sud, cette plante exotique envahissante (EEE) possède une capacité impressionnante de reproduction et de dispersion. Chaque pied femelle adulte peut produire des millions de graines, dispersées à des kilomètres par le vent, envahissant ainsi nos paysages.
Une menace silencieuse pour la biodiversité
L’herbe de pampa colonise progressivement divers habitats naturels, y compris les zones humides, prairies, bords de routes et lisières de champs. En s’installant dans ces milieux, elle réduit l’espace vital des plantes autochtones, mettant en danger la biodiversité locale. Bien que prisée pour son aspect ornemental, cette grande graminée n’est pas sans conséquence. Elle diminue la qualité des prairies, augmente les risques d’incendie, et perturbe les paysages naturels.
Un risque accru pour la santé publique
En plus de son impact sur l’écosystème, l’herbe de la pampa prolonge également la saison des allergies aux graminées. Son cycle de vie, décalé par rapport aux graminées locales, entraîne une production de pollen allergène qui peut persister jusqu’en novembre.
Une campagne pour limiter l’expansion
Le Conservatoire d’Espaces Naturels Nouvelle-Aquitaine (CEN NA), via le projet LIFE Coop Cortaderia, lance une campagne de sensibilisation pour freiner l’expansion de cette plante envahissante. Les citoyens sont invités à agir en coupant les inflorescences dans les trois semaines suivant leur apparition, période durant laquelle les graines se forment. Ces inflorescences doivent ensuite être placées dans des sacs fermés et éliminées en déchetterie pour éviter toute propagation. Mais attention l’herbe de pampa doit être incorporée au tout-venant et non aux déchets verts.

Un appel à la responsabilité citoyenne
Il est rappelé que toute activité liée à cette plante, qu’il s’agisse de sa détention, commercialisation, utilisation ou propagation, est strictement interdite selon l’arrêté du 2 mars 2023. Les autorités locales et les syndicats de gestion des déchets sont également sollicités pour collaborer à la gestion de cette espèce invasive. En agissant dès maintenant, notamment sur les populations isolées, nous pouvons réduire l’impact futur de cette invasion et protéger nos écosystèmes.
Des mesures concrètes pour un impact durable
La stratégie préconisée par le projet LIFE Coop Cortaderia est claire : il faut intervenir de l’extérieur vers l’intérieur, en ciblant en priorité les foyers les plus isolés pour éviter leur expansion. Les citoyens sont donc encouragés à participer activement à cette campagne, car chaque geste compte pour préserver nos territoires.




